La Cour constitutionnelle du Gabon a annulé mardi l'élection à la députation, en décembre 2001, de deux candidats du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), dont l'actuel ministre de l'Education nationale, Daniel Ona Ondo.
L'élection de M. Ona Ondo, en lice dans une circonscription du nord du pays, a été annulée en raison de plusieurs irrégularités constatées lors du premier tour des législatives des 9 et 23 décembre derniers.
Ces irrégularités, résultant le plus souvent d'actes de violences, se sont traduites par la présence dans certains bureaux de vote de membres non habilités, le déplacement d'une urne au moment du dépouillement et un report illégal du scrutin au lundi 10 décembre dans un village.
La Cour constitutionnelle a toutefois annoncé qu'elle allait transmettre ce dossier "au procureur de la République de la circonscription concernée, en vue de la mise en mouvement de l'action publique contre les auteurs présumés desdites violences".
L'autre candidat du PDG, la formation du président Omar Bongo, a vu son élection annulée en raison d'une "erreur matérielle qui s'est glissée dans la décision de la proclamation des résultats" du premier tour, et qui le donnait en ballottage favorable avec un candidat arrivé en réalité en troisième position.
La Cour constitutionnelle avait déjà annulé l'élection de trois autres députés: le ministre délégué au Budget, Senturel Ngoma Madoungou, un indépendant et un membre de la majorité présidentielle.
Ces décisions ne devraient pas pour autant bouleverser l'équilibre des forces politiques au Gabon, où le PDG a remporté, à l'issue des dernières législatives, 86 des 120 sièges de l'Assemblée nationale de ce petit pays du Golfe de Guinée.
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