LIBREVILLE, 4 jan (AFP) - 11h54 - Le président gabonais Omar Bongo a évoqué l'idée d'un gouvernement d'ouverture qui associerait l'ensemble des "forces vives de la Nation", a rapporté vendredi le quotidien pro-gouvernemental L'Union.
"Je veux que le Gabon marche bien. La gestion de l'Etat doit être collective", a déclaré jeudi le président Bongo au cours d'une cérémonie de présentation de voeux pour l'année 2002.
Cette déclaration, prononcée devant le corps diplomatique accrédité à Libreville et les représentants de l'ensemble des institutions gabonaises ouvre la porte à une participation d'une partie de l'opposition au gouvernement, a expliqué L'Union.
"Le président de la République ne s'est jamais départi de cette approche qui consiste, à chaque fois que le contexte l'exige et les impératifs de développement l'imposent, à réunir tous les acteurs politiques au sein d'une équipe gouvernementale", a ajouté le quotidien.
Le discours du chef de l'Etat intervient à quelques jours de la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats des législatives des 9 et 23 décembre qui ont vu la victoire écrasante de sa formation, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir).
L'ex-parti unique a remporté 85 des 120 sièges de l'Assemblée nationale, contre 12 pour l'opposition, tandis que 11 "indépendants", pour la plupart transfuges du PDG, et cinq candidats de la majorité présidentielle se sont fait élire. Sept sièges restent à pourvoir.
De fortes rumeurs sur une éventuelle entrée de l'opposition dans l'exécutif gabonais circulaient toutefois à Libreville, notent les observateurs.
Certains leaders de l'opposition, comme le maire de la capitale, Paul Mba Abessole, prônent par ailleurs depuis plusieurs années une "démocratie conviviale", sans cacher leur désir de participer à la gestion de l'Etat.
Le maire de Libreville, élu pour la première fois député à Libreville, après deux échecs en 1990 et 1996, avait fait campagne sur le thème: "un Etat pour tous".
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