LIBREVILLE, 6 jan (AFP) - 13h13 - Plus de 10.000 électeurs gabonais sont attendus dimanche pour élire leur député dans trois circonscriptions du pays où est organisé un second tour des élections législatives partielles, a-t-on appris auprès de la Commission nationale électorale (CNE) à Libreville.
Pour ces trois sièges, situés dans la capitale et dans deux provinces du sud du pays, le premier tour des législatives, fixé initialement le 9 décembre dernier, avait été repoussé au 23 décembre en raison d'actes de violences ou de destruction de matériel électoral.
Trois candidats du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), la formation du président Omar Bongo, sont en ballottage favorable face à un opposant, un indépendant et un membre de la majorité présidentielle.
Ils pourraient rejoindre les 113 députés déjà élus à l'Assemblée nationale lors du scrutin des 9 et 23 décembre derniers, sur un total de 120 sièges.
Le vote de dimanche ne comporte toutefois pas de véritable enjeu dans la mesure où le PDG a d'ors et déjà acquis une écrasante majorité parlementaire avec 85 députés, renforcée par 11 candidats "indépendants", pour la plupart des transfuges du PDG, et cinq candidats de la majorité présidentielle.
L'opposition gabonaise, laminée, n'a gagné pour sa part que 12 sièges contre 23 dans la législature sortante.
Quatre sièges restent encore à pourvoir. Un "troisième tour" de scrutin sera organisé le 20 janvier dans deux circonscriptions où les deux candidats ont obtenu une "égalité parfaite" de voix au second tour le 23 décembre.
C'est notamment le cas du ministre du Commerce, Alfred Mabika, candidat PDG et seul membre du gouvernement à n'avoir pas été encore élu.
Un nouveau second tour est également prévu le 20 janvier dans la ville de Kango, où le candidat PDG était donné gagnant selon les résultats provisoires de la CNE. La Cour constitutionnelle a toutefois ordonné la reprise du vote en raison d'actes de violence exercés sur son adversaire, membre d'un parti de la majorité présidentielle.
Le second tour d'une circonscription du département de la Zadié (nord-est) a par ailleurs été reporté sine die en raison d'une épidémie de fièvre hémorragique de type Ebola qui a déjà fait 17 morts.
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