La coalition gabonaise des Partis politiques de l'opposition a sévèrement critiqué les accusations du gouvernement lui attribuant le "sabotage" à l'origine de la rupture, le 15 février, des lignes téléphoniques internationales, dans un communiqué parvenu jeudi à l'AFP.
S'interrogeant sur "la crédibilité" de la thèse du "prétendu sabotage", les Partis politiques de l'opposition, qui regroupent dix formations politiques ayant appelé au boycott des législatives de décembre dernier, qualifient ces accusations d'"affirmations gratuites".
"N'ayant plus de réponse au chômage endémique et à la paupérisation généralisée (...), ni aux effets négatifs de privatisations mal préparées (...), le gouvernement, dans une fuite en avant effrénée, cherche vainement des boucs émissaires à l'échec retentissant de sa gestion", accusent à leur tour les Partis politiques de l'opposition.
Notant que "le gouvernement (...) a été en peine de produire (...) la moindre preuve de la matérialité des faits", la coalition estime que "les intentions réelles du pouvoir" sont notamment de "faire disparaître les partis qui ne collaborent pas et arrêter le processus démocratique".
Le 15 février, les lignes téléphoniques internationales au Gabon avaient été coupées pendant plusieurs heures, alors que les agents des postes et télécommunications gabonaises sont en grève depuis fin décembre 2001.
Le même jour, le gouvernement avait, à l'issue d'une réunion restreinte consacrée au sujet, attribué cette coupure à un "sabotage grave" d'une installation.
Il avait fait remarquer que "ces actes coïncident avec la multiplication des réunions organisées ici et là par certains leaders politiques dans le but de déclencher des mouvements tendant à troubler l'ordre public et à perturber la paix sociale".
"Les leaders qui s'agitent le plus sont précisément ceux qui, à l'occasion des dernières élections législatives, avaient appelé au boycott", avait-il noté, accusant implicitement les membres de la coalition d'être à l'origine du "sabotage".
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