(Libreville, 26 août 2002 - L'Union) - Au cours d'un récent point de presse donné au siège de son parti, le PGP, à Port-Gentil, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé a dénoncé "des velléités inavouées" de certains participants qui ont bloqué les discussions.
TAXÉ par ses collègues de l'opposition d'être un "agitateur" lors de la fin travaux sur la refonte du code électoral qui avaient réuni récemment majorité et opposition autour du chef de l'État, Omar Bongo, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé, le président du Parti gabonais du progrès (PGP) a tenu dernièrement, au cours d'un point de presse, à livrer "sa part de vérité".
Au cours de cette rencontre avec les représentants des médias locaux qui s'est déroulée dans la salle de réunions du siège du parti, le leader du PGP a, d'entrée, indiqué que son mouvement politique est foncièrement engagé à contribuer à l'évolution du processus démocratique actuellement en cours au Gabon. "En témoigne, a-t-il déclaré, la participation du PGP à la Conférence nationale, aux Accords de Paris, aux négociations pré-électorales de juin et août 2001, puis aux toutes dernières concertations entre l'opposition et la majorité". Autant de choses qui, a son avis, devraient expliquer amplement "le souci permanent de notre parti de voir le Gabon se transformer en modèle de démocratie, de justice sociale et de paix. Donc, notre contribution à ces différentes rencontres est la preuve de la responsabilité qu'entend prendre le PGP dans la construction d'une démocratie au Gabon", devait-il ajouter.
Abordant le sujet des dernières élections législatives de décembre 2001, Agondjo Okawé a fait remarquer que le volumineux contentieux était dû au fait que les listes étaient mal confectionnées, le manque de fiabilité des résultats sortis des bureaux de vote, le rôle et l'indépendance suspects de la Commission nationale électorale (CNE), puis l'absence d'un bulletin unique. Pour lui, la perspective d'une nouvelle discussion politique centrée sur le code électoral a fait espérer une solution équitable par rapport à ce problème majeur.
D'un ton accusateur, le président du PGP a expliqué que le pouvoir, fidèle à son habitude, a encore bloqué ces discussions : "En réalité, le refus du pouvoir et de sa majorité d'opter pour un bulletin unique de vote cache mal leurs velléités inavouées de continuer à favoriser la fraude; pour le PGP, le bulletin unie garantit mieux l'égalité des chances entre les candidats". Toutefois, a-t-il conclu, "notre refus de prendre part avec nos amis de l'opposition à la séance plénière du 10 août à la présidence de la République traduit notre insatisfaction et notre déception devant la non-prise en compte de ces quatre points essentiels que, dans tous les cas, le PGP ne ménagera aucun effort pour que, par le dialogue et la concertation, notre pays le Gabon s'enracine véritablement dans la démocratie, afin de garantir la justice sociale, la paix et le progrès".