(Libreville, 20 août 2002 - L'Union) - COMME à chaque grand rendez-vous avec ses concitoyens, Omar Bongo a fait l'état de la nation. Face à son peuple, le président de la République, évaluant le chemin parcouru depuis l'accession de notre pays à la souveraineté nationale, a donné la mesure réelle de la cohésion des esprits, la très forte complicité qui a caractérise les relations entre Omar Bongo et son peuple.
Cette complicité est traduite depuis son avènement au pouvoir par l'œuvre grandiose accomplie pour le développement du pays et le bien-être des populations. Comme l'a si bien rappelé le président de la République, "C'est ensemble que nous avons beaucoup fait. Ensemble nous avons créé et consolidé l'unité nationale. Ensemble nous avons préservé la stabilité et la paix dans notre pays. Ensemble nous nous sommes engagés sur la voie de la démocratie. Ensemble nous avons ouvert des routes, bâti ponts et aéroports, construit écoles et hôpitaux et c'est encore ensemble que sons continuerons de le faire". Ces acquis sont le patrimoine commun des Gabonais et une richesse commune.
En interpellant les Gabonais sur l'œuvre façonnée en toute communion d'esprit, le président Omar Bongo entend imprimer son action à la tête du pays du sceau de la cohésion et de l'unité.
En effet, depuis son accession au pouvoir, Omar Bongo ne s'est jamais départi de l'objectif constant d'associer toutes les filles et tous les fils du pays à la gestion des affaires publiques. La création du Parti démocratique gabonais (PDG), grand parti de masse dans un contexte assez particulier, était apparu comme le signe réel d'une volonté de l'homme d'Etat Omar Bongo, de rassembler autour de lui et pour le bien du pays toutes les forces vives de la nation.
Cette volonté résistera aux affres de la démocratie en 1990, marquée par la pléthore de formations politiques naissantes, avec la mise en place d'un gouvernement de transition, puis au lendemain des législatives 1990 d'une équipe hétérogène au sein de laquelle seront présents des membres issus de l'opposition, notamment le défunt Simon Oyono Aba'a et d'autres.
Les années suivantes verront cette logique s'enraciner davantage avec la formation du gouvernement pour la Démocratie, ayant en son sein les représentants du Parti gabonais du Progrès, du Parti social démocrate (PSD), etc. Cette année encore il a préféré la mise en place d'un gouvernement d'ouverture au sein duquel on trouve des ténors de l'opposition tels que Paul Mba Abessole, naguère farouche opposant à son régime. De même qu'on a enregistré le retour du président du PSD Pierre Claver Maganga Moussavou.
Cette philosophie chère au chef de l'État qui consiste à associer toute les tendances politiques à la gestion de la chose publique a toujours marqué sa vision. Récemment encore, il a réuni la classe politique Majorité et Opposition pour réfléchir sur la révision du Code électoral. En juin et août 2001, la même démarche avait été entreprise dans le but d'améliorer les conditions d'organisation des élections législatives prévues quelques mois plus tard. A cela il faudra également ajouter les "Accords de Paris" en 1994, etc.
C'est cette philosophie politique du président Bongo qui singularise le modèle gabonais en ce sens que, plus qu'ailleurs sur le continent africain, jamais chef d'Etat, n'avait réussi, par sa sagesse, son habilité, son expérience politique, à associer, en dépit des résultats électoraux, tous les acteurs à la gestion du pays. A l'heure de la réfondation de l'Etat, qui devrait accorder aussi la priorité aux aspects économiques, sociaux et au développement humain, le nouveau cap qui se dessine conforte tout autant le modèle politique gabonais.