Candidate à la mairie du 2e arrondissement, l'ex-édile de la capitale économique qui garde le mutisme sur un probable combat avec Pierre-Louis Agondjo Okawé pour le siège de la Mairie centrale, n'en affûte pas moins les armes pour affronter ses ancien compagnons aujourd'hui dans la tourmente à cause de "l'affaire André Mbourou".
LE combat pour la conquête de la capitale économique du pays lors des Locales 2002 , s'annonce très épique au regard de l'agitation qui règne déjà au sein du landerneau politique de cette ville, bastion du Parti gabonais du progrès (PGP).
Alors que le parti de l'opposant Pierre-Louis Agondjo Okawé fait face à un psychodrame depuis qu'un de ses hiérarques et non des moindres en la personne d'André-Mbourou actuel 3e vice-président de l'Assemblée nationale, eut affiché son ambition pour le fauteuil de maire centrale, après que lé président du PGP s est déclaré lui-même candidat à sa propre succession, Marie-Augustine Ambouroué, ancienne responsable de ce parti rompt le silence qu'elle s'était imposé depuis la fin des dernières législatives 2001.
La présidente de l'Alliance des républicains pour le développement (ARD), formation politique qu'elle a fondée au lendemain de son exclusion du Parti gabonais du progrès pour "indiscipline"est résolue à se lancer a nouveau dans la bataille électorale pour combattre ses anciens compagnons dans la capitale pétrolière du pays dans un entretien accordé à notre rédaction mardi 17 septembre 2002, l'ancienne édile PGP de Port-Gentil confirme bien sa candidature à la mairie du 2e arrondissement. "je suis candidate et je conduirai la liste de mon parti à ce scrutin".
Une déclaration qui laisse présager de rudes empoignades entre les nombreux candidats autoproclamés, désignés et autres en lice dans cet arrondissement mais également dans cette ville naguère frondeuse où son parti n'entend pas faire de la figuration. Bien au contraire.
TENTATIVES
Certes, bien qu'encore amère et visiblement toujours marquée par la cabale dont elle a été victime de la part de ses anciens amis de lutte, Marie Augustine Ambouroué ne se fait pas d'illusion sur l'accueil réservé à sa prochaine entrée en lice lors des Locales qui pointent à l'horizon.
LOURD SILENCE.
Commentant la situation quelque peu tendue qui prévaut au sein du Parti gabonais du progrès (PGP), Marie-Augustine Ambouroué évoque le cas flagrant d'indiscipline dans cette nouvelle affaire.
En effet, de son point de vue, une sorte de rivalité est ouverte entre Pierre-Louis Agondjo Okawé et "son inconditionnel" André Mbourou. Lequel n'aurait pas hésité à faire publiquement état de la santé chancelante du président de son parti, et surtout franchi le rubicon en se portant candidat investi par son arrondissement pour la mairie centrale.
Mais, étant convaincue de la complicité qui lie les deux hommes depuis plusieurs années au sein de cette formation politique qu'elle prétend bien connaître pour y avoir
milité et fait partie de son élite dirigeante, et connaissant les contours de la "crise" elle semble comprendre 1e lourd silence qui pèse depuis au PGP autour de cette affaire longuement débattue le week-end au siège du parti à Likouala.
Pour elle, l'attitude actuelle affichée par les dirigeants du parti traduit, certes, une gêne, mais prouve tout autant la difficulté de trancher sur le vif et de trouver une solution à ce problème, si problème, il y a effectivement.
Une opinion que ne partagent naturellement pas des proches du 3e vice-président de l'Assemblée nationale, André Mbourou. Ces derniers se défendent de vouloir commettre "un parricide" ou encore de s'être illustrés par un acte d'indiscipline en se portant candidat à l'Hôtel de ville de la capitale pétrolière du pays.
L'un d'eux estime en effet qu'il n'y a aucun mal dans l'acte posé par le député André Mbourou qui, prise t-il, s'est porté "candidat à la candidature" à la mairie de Port-Gentil. Pour ce militant, les candidats investis par leurs arrondissements respectifs devront passer par l'épreuve des primaires au terme de laquelle le candidat officiel du parti sera désigné.
D'autant plus, reconnait-elle, que les stigmates du divorce sont encore vivaces malgré les tentatives de rapprochement initiées depuis lors par ses "adversaire". Mais surtout en raison de la gêne que peut susciter une telle présence sous-tendue par la seule volonté de faire aboutir les idées qu'elle défend depuis plusieurs années dans cette commune.• Et bien que se refusant à franchir le pas et d'afficher son ambition suprême en annonçant une probable candidature à la mairie centrale que compte à nouveau briguer le vieux lutteur Pierre-Louis Agondjo Okawé, cette femme que l'on sait battante au regard de son combat politique, n'en affûte pas moins déjà ses armes au sein de son l'ARD. Même si elle promet de se prononcer en temps opportun sur sa présence lors de l'ultime vote du maire de la ville. Une fonction qu'elle a occupée avant d'être limogée à la suite du bras de fer politico-juridique qui l'a opposée des mois durant au leader du PGP, plus précisément.