Débuté le 26 août 2002, conformément aux dispositions de l'article 44 du Code électoral, cet exercice s'est achevé sur l'ensemble du territoire national.
L'opération de révision des listes électorales, dont le coup d'envoi avait été donné le 26 août 2002, s'est achevé hier sur toute l'étendue du territoire national.
Pendant trois semaines environ, les Gabonais des deux sexes en âge de voter, et jouissant de leurs droits civiques et politiques, ont été appelés, conformément aux nouvelles dispositions de l'ordonnance 05/2002, promulguée au terme de la réunion de la classe politique, à s'inscrire sur les listes électorales. Cela dans la perspective des locales qui doivent se tenir d'ici décembre, comme l'a récemment laissé entendre le président de la République Omar Bongo.
Même si dans l'ensemble, notamment à Libreville et à Owendo, cette phase n'a pas connu le réel engouement escompté par les responsables du ministère de l'Intérieur, ces derniers avaient tout de même pris un certain nombre de dispositions matérielles pour que cette opération se déroule sans problèmes majeurs, dans le strict respect des dispositions égales. Parmi celles-ci, outre l'âge révolu et autres critères sus-indiqués, le recours formellement interdit à l'inscription par procuration ou par le canal de listes préétablies par les états-majors des partis politiques et/ou par de potentiels candidats.
L'inscription sur une liste est conditionnée par la présentation d'une carte nationale d'identité (CNI), d'un passeport, d'un acte de naissance ou alors d'un jugement supplétif légalisé. La communiqué diffusé à cet effet indiquait également que lesdites inscriptions ne pouvaient se faire n'importe où, mais exclusivement dans les centres indiqués et ouverts pour cela, à Libreville comme à l'intérieur du pays.
A l'endroit des habitants des communes de Libreville et d'Owendo, ledit communiqué du ministère de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de la Décentralisation rappelait entre autres que "Le Centre technique des élections (CTE) ne sert, contrairement à ce que l'on croit, ni à la consultation, ni encore moins aux inscriptions sur les listes électorales". Et pour cause, des centres d'inscription sont restés durant cette période opérationnels dans les deux circonscriptions.
Cette opération de révision des listes électorales s'articulait aussi autour du module de réinscription. Les compatriotes qui ne l'avaient pas encore fait étaient appelés à le faire avant la date butoir fixée à ce lundi 16 septembre 2002.
Parallèlement, il était question pour l'autre cas de figure d'une simple consultation des listes affichées dans les différentes circonscriptions électorales, afin de s'assurer crue son nom y figurait bien. Et, le cas échéant, de se faire réinscrire.
Le ministère invitait enfin les différents responsables des partis politiques à lui communiquer la liste de leurs militants retenus pour suivre le stage de formation destiné aux futurs membres des bureaux de vote.
Prévoyance oblige, des instructions fermes avaient été données aux personnels de commandement, aux agents inscripteurs ainsi qu'aux Forces de sécurité.Il y va de l'application scrupuleuse de l'ensemble des dispositions énumérées", concluait le communiqué du ministère de l'Intérieu