- Mme Marie-Augustine Ambouroué, vous êtes à la tête de l'Alliance des républicains pour le développement (ARD), formée au lendemain de votre éviction du Parti gabonais du progrès (PGP). Quelle est aujourd'hui la situation de votre parti qui n'a pas toujours de reconnaissance légale ?
L'Alliance des républicains pour le développement se porte bien, ses dirigeants également. Depuis deux ans, nous nous sommes fixé. pour principal objectif l'implantation sur le terrain nous avons donc parcouru l'ensemble du territoire national pour expliquer le sens de notre combat politique aux militants. Nous pouvons vous assurer que partout où nous sommes passés, notre discours politique et nous-mêmes avons été accueillis avec enthousiasme, et le nombre d'adhésions spontanées que nous avons enregistrées augure de lendemains prometteurs, à commencer par les prochaines élections municipales.- A l'approche des élections qui pointent à l'horizon, le président de la République a organisé un sommet de la classe politique avec l'ensemble des leaders des partis politiques de l'opposition et de la majorité. Votre parti et vous même n'aviez pas été présents a ces importantes assises. Comment expliquez-vous une telle absence, est-ce à dire que vous ne vous sentiez as concernés?
Non, pas du tout. Croyez-moi nous sommes partisans du dialogue, et chaque fois qu'une telle initiative a été prise dans le pays, nous l'avons soutenue, surtout lorsqu'il s'est agi de faire avancer les choses en faveur de la démocratie qui se construit. Mais sans vouloir polémiquer avec quiconque, nous voulons simplement dire que nous déplorons un peu les lenteurs de l'Administration chargée de veiller à la légalisation des partis politiques. Nous voulons d'ailleurs vous dire que si nous nous trouvons en ce moment même à Libreville, c'est parce que nous devons rencontrer dès ce matin (hier) le secrétaire général du ministère de l'Intérieur à ce sujet précis. En ce qui nous concerne, nous avons récemment encore adressé une correspondance au ministère de l'Intérieur, par le biais d'un huissier pour constater que les délais requis pour la reconnaissance d'un parti politique sont dépassés depuis fort longtemps, pour être précis depuis le mois d'octobre 2001. Nous sommes dans la bonne position pour considérer que notre parti est reconnu de facto. Nous sommes donc constamment en contact avec les responsables du ministère de l'Intérieur pour que le récépissé définitif nous soit remis.- Pensez-vous avoir rempli toutes les conditions requises pour la reconnaissance d'un parti politique?
La procédure a été suivie de façon normale et Sans les règles. Nous avons parcouru tout le pays, fait un travail excellent pour implanter notre parti dans toutes les provinces du Gabon. Je crois que nul ne viendra démentir le travail accompli sur le terrain pour marquer notre représentativité sur l'ensemble du territoire.- Au renard des résultats obtenus lors des dernières élections législatives, L'ARD sera-telle donc présente lors des Locales 2002 à travers l'ensemble dit pays?
Lors des dernières élections législatives, nos candidats ont fait des scores remarquables dans l'Ogooué-Ivindo, comme dans le Moyen-Ogooué et dans l'Ogooué Maritime. Nous allons nous présenter lors des Locales dans plusieurs provinces, particulièrement dans le Moyen-Ogooué, l'Estuaire, l'Ogooué Ivindo, la Nyanga, et peut-être ailleurs parce qu'il faut attendre que le bureau exécutif se prononce sur les autres candidatures. Jusque-la nous avons été silencieux, pas parce que nous n'avions rien à faire. Nous travaillons. Vous savez vous-mêmes qu'au sortir d'une élection, il y a une période au cours de laquelle les formations politiques entament une réflexion, se remettent en cause. C'est le cas un peu partout. Le remue-ménage que l'on observe au sein du Parti démocratique gabonais est lié aux retrouvailles post-électorales organisées ici et là dans l'arrière-pays, à l'exception de l'Ogooué-Maritime, où ce genre de manifestations ne sont pas régulièrement organisées. Et je crois que les populations n'en souffrent pas pour autant.