Le député du Parti gabonais du progrès (PGP) du 2e arrondissement a décidé d'affronter Pierre-Louis Agondio Okawé, le président de la formation politique à laquelle il appartient. Le dernier cité s'est prononcé la semaine écoulée pour être candidat à sa succession à l'Hôtel de Ville de Port-Gentil. Le maire sortant du 2e arrondissement, Jean-Rémy Pambo opposé à l'honorable André Mbourou pour la place de tête de liste lors de leur Conseil d'arrondissement s'est désisté à la dernière minute pour préserver les intérêts du parti.ON connaît désormais les noms de ceux qui défendront les couleurs du Parti gabonais du progrès (PGP) dans le 2e arrondissement lors des prochaines élections locales. Il s'agit pour l'essentiel de l'honorable André Mbourou, tête de liste, du maire sortant, Jean-Rémy Pambo, de l'actuel premier adjoint au maire du 2e arrondissement, Georges Ndong, de l'ancien député, Jean-Paul Wora et bien d'autres loups encore. Ceux-ci ont été choisis, le samedi 7 septembre denier, au cours du premier conseil extraordinaire -à rebondissements - du PGP dans le 2e arrondissement, qui s'est tenu à Ntchengué. Le fait saillant de cette importante réunion entre militants du parti dans cette subdivision administrative de la commune de Port-Gentil aura été la déclaration de candidature de l'honorable André Mbourou au poste de mire central, brigué une semaine pus tôt par le leader du parti auquel il appartient, Pierre-Louis Agondjo Okawé qui est en passe de réussir son demi-mandat à la tête de l'Hôtel de Ville de l'île Mandji. AMBITIONS DÉVOILÉES. Le premier adversaire de Pierre-Louis Agôndjo Okawé, officiellement connu à ce jour est quelqu'un qui sort des rangs de son parti. Un adage remontant a des temps immémoriaux dit que la mort de quelqu'un ne vient jamais de loin, elle se trouve au pied de son lit. Ainsi, le bras de fer "pégépo-pégépiste" prévu pour les locales défraie actuellement la chronique dans l'île Mandji. Invité à dévoiler, pendant trois minutes, son projet, l'actuel 3e vice-président de l'Assemblée nationale s'est lancé dans un plaidoyer visant à calmer les esprits. "Au 2e arrondissement, entre Pambo et Mbourou, il n'y a aucun problème et il n'existe pas de clans", a-t-il déclaré. Justifiant sa candidature à l'Hôtel de Ville, l'honorable André Mbourou a indiqué qu'elle est vieille de plus de trois ans. DIATRIBE. Au regard de la tournure que prenaient les événements, le maire Jean-Rémy Pambo a demandé une motion pour faire partir le reporter de l'Union seul homme de média dans la salle, afin de laver le linge sale en famille. André Mbourou s'y oppose. "Je ne veux pas m'adresser au journaliste en cachette, je voudrais que ce que je dis ici soit compris une bonne fois pour toutes par les uns et les autres (...) Je souhaiterais qu'il enregistre et reproduise cela", a-t-il dit. FRISSONS Une Profonde agitation guette à nouveau le PGP, même si André Mbourou a avoué que la candidature qu'il ressente n'est pas celle qui viendrait créer un conflit avec Me Agondjo. "Me Agondjo et moi, en tout cas à mon niveau, n'avons aucun problème, c'est même un parent pour ceux qui ne le savent pas", a-t-il signalé. Toute la question est de savoir si ces propos suffiront à faire baisser la tension qui monte dans les milieux progressistes depuis la déclaration de candidature et surtout les violents propos tenus par André Mbotirou à l'endroit du leader du PGP. • Revenant à l'essentiel, c'est-à-dire son programme, André Mbourou, ayant perdu le temps à critiquer amèrement, de façon violente et sur un ton injurieux Pierre-Louis Agondjo-Okawé et sa mauvaise santé, a dit peu de choses. Il a promis de ramener l'orthodoxie financière, de faire de la mairie une institution moderne dans sa gestion et de dégraisser les effectifs actuels. "Je n'ai pas besoin de tous les gens que vous voyez là et qui ne font rien", a-t-il lâché. Cette déclaration du député du 2e arrondissement a donné des frissons à certains qui voient menacés leurs emplois, jusqu'ici préservés par le député-maire, Pierre-Louis Agondjo Okawé. Quoi qu'il en soit l'actuel locataire de l'Hôtel de Ville, seul candidat pour conduire la liste du PGP, sera élu par consensus. Jean-Rémy Pambo aura l'intelligence d'éviter un duel dont il n'était pas forcément donné favori, en dépit de l'aura qu'a l'homme dans l'arrondissement. D'ailleurs, son bilan à la tête du 2e arrondissement a facilement obtenu le quitus, après les applaudissements nourris de l'assemblée.La chose à laquelle on s'attendait le moins, c'est la diatribe du député du 2e arrondissement à l'endroit du leader "maxime" du PGP. L'honorable André Mbourou s'est attaqué à Pierre-Louis Agondjo Okawé, parlant publiquement de sa santé. Il n'en fallait pas plus pour créer un incident. Jugeant "indécent" l'acte posé par le prétendant à la mairie de Port-Gentil, de nombreux participants, notamment ceux du 3e arrondissement ont quitté la salle des travaux, estimant que "Mbourou a poussé le bouchon trop loin". Parce que, d'après eux, on ne peut s'adresser à un patriarche, une autorité, de cette manière-là. Surtout lorsque ce dernier, en dépit de ce qu'on dit, est en train de réussir là où beaucoup ont échoué. Visiblement émus, certains militants ont pleuré."Je suis candidat pour être maire de Port-Gentil ,a affirmé André Mbourou. Ce qui n'était qu'un simple soupçon ne l'est plus. On s'était douté de l'intention du député PGP de succéder à Pierre-Louis Agondjo Okawé à la mairie centrale (cf, l'Union du vendredi 6 septembre 2002). Ce jeune loup a dévoilé ses ambitions : il conduira la liste du parti dans le 2e arrondissement pour les locales, au détriment du maire Jean-Rémy Pambo qui s'est effacé pour, dit-on, préserver les intérêts de cette partie ancrée dans l'opposition et résolument à gauche où les signes de nouvelles turbulences sont perceptibles.
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