Réunis hier au Ré-Ndama à l'initiative du secrétaire général du Parti démocratique, gabonais, les forces politiques se réclamant du président de la République ont convenu, d'une part, de la nécessité de se conformer aux termes de la charte et du code ; de bonne conduite qui régissent leurs rapports et, d'autre part, de la mise en placé d'une commission ad hoc devant désigner leurs mandataires dans les démembrements de la Commission nationale électorale.
LE dernier virage vers les élections locales est bel et bien amorcé. Au terme de la réunion présidée hier au Ré-Ndama de Libreville par le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), Simplice Guëdet-Manzéla, les forces politiques se réclamant du président de la République ont non seulement convenu de la nécessité de se conformer à la charte et au code dé bonne conduite qui régissent leurs ' rapports, mais en plus il ont mis en place une commission ad hoc dont la mission première est de procéder au choix et à la répartition des représentants de cette famille dans les démembrements de la commission nationale électorale.
Ayant commencé par rechercher une définition consensuelle du concept de "majorité présidentielle", les chefs des partis se réclamant de ce bord sont parvenus à la conclusion selon laquelle l'appartenance à leur famille se résume autant au soutien inconditionnel à l'action du président de la République qu'à adhésion aux termes de la charte et du code de bonne conduite qui régissent leurs rapports. Ce faisant, les partis non signataires de ces documents, notamment le RNB-RPG, se sont engagés à le faire sans délai. Mieux, les leaders de la majorité présidentielle ont convenu de la nécessité de respecter au pied de la lettre les clauses de ces documents. En conséquence, ils ont admis que s'agissant des prochaines élections locales, le soutien mutuel est automatique au second tour, étant entendu que chaque parti est libre de constituer des listes autonomes ou communes, pour peu que les uns et les autres s'accordent là-dessus.
ANCRAGE DU RNB-RPG DANS LA MAJORITÉ.
En fait, de façon plus anecdotique l'on notera que la majorité présidentielle est aujourd'hui forte de 24 formations et surtout que le RNB/RPG a définitivement confirmé son ancrage dans la galaxie présidentielle. Car, non seulement cette, formation s'est, à l'instar du Parti de l'unité du peuple qui rechignait jusque-là le faire pour d'obscures raisons, engagée à signer la charte et le code de bonne conduite, mais en plus elle .était représentée à ce conclave p son secrétaire exécutif, Paulin Obiang Ndong, venu en lieu et place de Paul Mba Abessole et Vincent Moulengui Boukosssou, retenus par des obligations d'ordre républicain. C'est donc dire que la majorité présidentielle s'étoffe autant qu elle s'organise chaque jour davantage. Les locales à venir seront édifiantes ....
D'ailleurs, évoquant la désignation et la répartition de leurs mandataires à la Commission nationale électorale, les chefs de partis dé la majorité ont commencé par désigner de façon consensuelle ceux qui seront affectés à la structure nationale. Puis, ils ont procédé à la définition des critères qui présideront au choix et au dosage des représentants dans les dans les démembrements de la CNE, avant de convenir de la mise en place d'une commission ad hoc censée plancher sur ce dossier: Concrètement, l'on a appris, d'une part, que cette commission ad hoc est présidée par Michel Menga, secrétaire général adjoint du PDG, et, d'autre part que seules les formations disposant d'élus ou ayant des listes à soutenir dans des zones précises auront la possibilité de coopter, l'un de leurs militants dans les commissions locales électorales. Autrement dit, la représentativité et les ambitions affichées seront déterminantes dans le choix des mandataires.