Le camp conduit par Michel Essima Ossé à la Commission nationale électorale entendait protester contre la présence dans la salle du représentant du PSD.
L'ASSEMBLÉE plénière de la Commission nationale électorale (CNE) qui avait été convoquée samedi après-midi par le président de cet organe chargé de l'organisation des élections locales, Jean-Louis Messan a été marquée par le coup d'éclat de l'opposition "radicale".
Le camp conduit par Michel Essima Ossé, le vice-président de l'opposition à la CNE a claqué la porte pour protester contre la présence à cette réunion du représentant du Parti social démocratique, Bignoumb-Bi-Moussavou, frère cadet de Pierre Claver Maganga Moussavou, désigné par son parti pour siéger au sein de cette institution.
L'attitude des partisans de l'opposition, jusque-là sommés par la Cour constitutionnelle, suite à la saisine du PSD, d'intégrer dans ses rangs un membre de cette formation politique exclue de son groupe en raison, selon eux, de son positionnement assez flou sur l'échiquier politique national, a sérieusement pris de court les autres membres du bureau ainsi que ceux de la majorité dirigés par Luc Marat Abyla, le vice-président.
Cela d'autant plus que, à la suiffe de la décision de la haute juridiction qui reconnaissait e droit au parti de Pierre Claver Maganga Moussavou de siéger au serai de la CNE et ses démembrements locaux ainsi crue le label d'opposant, décision prise le 25 octobre 2002, l'application de l'arrêt des hauts juges ne semblait plus poser de gros problèmes dans la mesure où toutes les parties avaient clarifié leur position sur cette affaire qui avait défrayé la chronique.
Du côté de la présidence de la CNE, on avait clairement dit que l'intégration du représentant du PSD dans cette structure découlait d'un consensus au sein de l'opposition radicale.
A la suite de la sommation de la Cour, dont les décisions s'imposent à tous, et par conséquent ne font l'objet d'aucun recours, assortie de la relance faite en milieu de semaine dernière à ce bloc politique radical, le chef de délégation Michel Essima Ossé; qui avait le 31 octobre dernier en plénière souligné "la nécessite de s'en référer aux mandats de son camp politique", avait, à peine quelques jours après, pris l'engagement au sein du bureau de la CNE de faire respecter la décision de la haute cour.
MINIMISER
D'autres plus critiques s'interrogeaient de même sur les conditions axant permis au PSD de participer à la plénière de samedi dernier alors que son retour au sein de cette famille n'avait toujours pas du moins officiellement, été accepté par les autres malgré la décision de la Cour constitutionnelle.
Du coup, il faut reconnaître que l'opposition radicale, fidèle à sa stratégie, fait peser une ombre sur la suite des opérations. Alors qu'elle s'était jusque-là montrée sous un autre visage à travers sa participation, plus précisément celle de sa tète de file Essima Ossé, à la remise par le ministre de l'Intérieur Idriss Ngari du fichier national électoral, point de départ véritable de la phase de préparation du vote, et au séminaire organisé à l'intention des présidents des Commissions locales.
Cette crainte est d'autant lus perceptible au vu de l'ordre du jour de cette plénière qui comprenait des points aussi importants que .la vérification de la liste électorale qui se fait à ce niveau de manière contradictoire, l'arrêt du calendrier de travail et autres, n'a pu être débattu par les deux blocs politiques (majorité et opposition) et les ministères techniques composant le collège de la Commission nationale électorale.
Dans tous les cas, même si hier à la CNE, on semblait minimiser le coup d'éclat de l'opposition, en ce sens qu'elle est davantage liée à un problème interne à cette famille politique, on a bon espoir de voir la situation se normaliser au cours de la semaine. Laquelle sera, notamment marquée dès mercredi 13 novembre par, les installations des présidents des Commissions locales nommés dernièrement par le président Jean~Louis Messan.
En se référant au calendrier élaboré à cet effet, c'est en principe le vice-président de l'opposition, Michel Essima Osse qui présidera les installations des premiers responsables des démembrements locaux de la Ngounié, la Nyanga et de l'Ogooué-Lolo. On attend donc de voir si ce camp radical campera sur sa position en boycottant ces cérémonies ainsi que les réunions plénières de la CNE.
• Ce qui jusqu'à la veille était présenté comme un acquis puisque l'opposition affichait dans le même temps une réelle volonté de s'impliquer activement dans le processus d'organisation des opérations électorales. Mais avec le revirement opéré samedi sur cette question que l'on croyait en voie de règlement, certains membres de la Commission électorale, rencontrés hier, n'hésitaient plus à émettre des doutes sur le cas du vieil opposant Essima Ossé, qui s'illustre par des positions balancées et contradictoires, ainsi que sur les motivations réelles de l'opposition "radicale". .