Comme prévu et au terme des révisions du 1er janvier au 31 mars et du 26 août au 15 septembre 2002, le ministre Idriss Ngari a remis ce fichier au président de cet organe, Jean-Louis Messan.
A la suite de la vive controverse autour du mauvais état, du gonflage et des manipulations de la liste électorale que dénonçait la classe politique dans son ensemble lors des élections législatives dernières, l'établissement d'un nouveau fichier électoral fiable était devenu un enjeu majeur pour la transparence électorale lors des locales 2002.
Hier, l'administration, notamment le ministère de l'Intérieur, qui s'était résolument engagé a répondre à cette exigence formulée par tous les acteurs politiques, et principalement par le président dé la République, Omar Bongo, qui entendait ainsi redonner confiance en l'outil électoral, a gagné le pari de mettre à la disposition de la Commission nationale électorale, une liste électorale nationale totalement refaite et qui ne devrait plus souffrir - du moins on l'espère- de contestations et autres récriminations.
Cette liste fixe le collège électoral total à 523 325 électeurs dans le pays, pour 1819 centres de vote et 2207 bureaux de vote sur l'ensemble du territoire national. La répartition par province du nombre des électeurs donne :L'Estuaire 195 275, le Haut-Ogooué, 63 798, le Moyen-Ogooué 18 837, la Ngounié 1 197, la Nyanga 29 243, l'Ogooué-Ivindo,31 369, l'Oeooué-Lolo 20 9'18, l'Ogooue-Maritime, 40 502 et le Woleu-Ntem, 72 186 électeurs. Ce qui constitue une diminution par rapport au précédent fichier qui comptait 680 000 électeurs.
Le ministre de l'intérieur, Idriss Ngari, principal maître d'œuvre de l'entreprise de toilettage de ce document, naguère décrié dans l'opinion et surtout par les hommes politiques, bien qu'ayant été eux=mêmes à l'origine de ces manipulations, a remis à jean-Louis Messan, président de la Commission nationale électorale, le principal outil de base des élections dans notre pays.
DECRIBILISE
A travers cette cérémonie, l'administration, qui avait vu ses prérogatives renforcées en la matière et procédé à des aménagements au Centre technique des élections (CTE) à Oloumi, pour procéder à un nettoyage complet des doublons et autres erreurs ayant complètement décrédibilisé ce fichier, répond ainsi à une exigence de taille pour la poursuite du processus électoral.
RUDIMENTS DE DROIT
On peut donc s'attendre, après le séminaire des présidents des commissions locales qui se tient depuis mardi à la cité de la Démocratie, à voir ces derniers, nantis des rudiments de droit en matière électorale, commences dans les tout prochains jours les phases de préparation du vote au sein de leurs démembrements locaux respectifs. Ce Cation une étape prélude à la fixation définitive d'une date pour la convocation du collège électoral nouvellement arrêté.
• En effet, conformément à la loi, la Commission nationale électoral, destinataire de la liste électorale, attendait la liste nationale électorale pour, se lancer sérieusement dans la phase concrète d'organisation du vote des conseils municipaux et départementaux. Recevant ce document des mains du ministre Idriss Ngari, le président de cette institution a reconnu la portée de l'acte posé hier après-midi. En ce sens que, plus rien ne s'oppose désormais à ce que la CIVE accomplisse la partie de la tâche qui lui incombe en vue de la tenue de ce vote.• Cette remise solennelle, en présence des deux vice-présidents de la CNE, Luc Marat Abyla (majorité) et Michel Essima Osse (opposition), fait suite aux deux opérations de révision des listes électorales. L'une réalisée durant la période allant du ler janvier au 31 mars 2002, soit trois mois; et 1'autre engagée du 26 août au 15 septembre dernier, soit pendant vingt-et-un (21) jours de plus retenus par les acteurs politiques lors de la concertation politique initiée par le président Omar Bongo, afin de donner aux personnes ne s'étant pas fait inscrire durant la période légale la possibilité de le faire. Cette rencontre au sommet avait également permis de redéfinir les modalités d'inscription sur les listes électorales, notamment l'article 48 de la loi électorale à l'origine des transferts massifs d'électeurs et autres inscriptions multiples, et frauduleuses dans les circonscriptions.