Les commissaires réunis hier autour Jean-Louis Messan ont débattu des modalités de relance de la machine électorale quelque peu grippée à leur niveau.
A CINQUANTE jours de la date butoir du 15 décembre fixée par la Cour constitutionnelle pour l'organisation des élections locales, à la Commission nationale électorale que préside Jean-Louis Messan, on semble réellement avoir pris conscience de l'enjeu électoral qui se profile inexorablement à l'horizon.
Résolument engagés dans une course contre la montre, les membres de cet organe chargé de l'organisation et de la supervision des opérations électorales ont décidé de mettre les bouchées doubles dans cette phase préjudicielle à la tenue de cette consultation électorale.
Ils étaient hier après-midi autour de leur président Jean-Louis Messan qui prend ses marques sur le terrain du management électoral, au siège de la CNE à la cité de la Démocratie, lors d'une plénière qui est apparue importante â regard des point inscrits à l'ordre du jour et du temps consacré à ces discussions qui se sont achevées plusieurs heures après.
A un moment où la désignation des responsables et membres des commissions électorales locales est attendue et suscite des inquiétudes, en ce sens que ces démembrements ont un rôle majeur dans la distribution des fiches de candidatures, réception et examen des données concernant les différents postulants aux sièges des Conseils départementaux et municipaux, ce volet, selon certaines sources, a figuré en bonne place dans des discussions. On peut donc s'attendre d'ici peu a la publication de la liste des membres de ces structures locales. Sinon à une avancée positive dans ce dossier.
En effet, critiqué pour la lenteur enregistrée dans la préparation du vote alors que du côté de l'administration les choses semblent rouler comme sur un billard, au regard des déclarations des responsables du ministère de l'Intérieur au sujet du respect du calendrier fixé, notamment en ce qui concerne la phase d'organisation avec l'ouverture des séminaires et le traitement du fichier électoral, le bureau de la Commission nationale électorale n'a pas d'autre choix que de revoir son approche.
Représentants de l'opposition et de la majorité, ceux des ministères techniques impliqués également dans l'organisation et interpellés sur ces étapes importantes savent que le temps leur est dorénavant compté.
Pour cela, un calendrier clair auquel les uns et les autres répartis dans les trois sous-commissions les plus importantes s'emploient sérieusement pour la réussite de cette opération, ne serait que le bienvenu. Surtout qu'après le début de la prise de possession des commodités de travail nécessaires à la mission qui leur a été assignée, tout indique que le reste des moyens, notamment financiers et autres suivront rapidement. Sauf à croire qu'il y a quelque part une volonté de bloquer l'action de la CNE.