Jean-Louis Messan et les siens estiment que par rapport à l'année 2001, le fichier électoral définitif sera plus proche de la réalité. Le nettoyage effectué a permis de ramener l'électorat à 523 325 noms, contre près 680 000 en 2001.
EN vue des prochaines élections locales dont la date butoir a été fixée au 15 décembre 2002 par la Cour constitutionnelle, le ministre de l'Intérieur, Idriss Ngari a effectué une visite hier au Centre technique des élections (CTE) en compagnie des responsables de la Commission nationale électorale (CNE). Notamment le président Jean-Louis Messan, les vice-présidents Luc Marat Abyla (majorité) et Michel Essima Ossé (opposition).
Outre la visite des installations de cette administration sous tutelle du ministère de l'Intérieur, Idriss Ngari, Jean-Louis Messan et les autres membres de la délégation ont eu droit à un exposé du directeur général du CTE, M. Kumb'Ngom. Ce dernier a essentiellement présenté l'état d'avancement de la principale mission assignée à son administration. A savoir la saisie et le traitement des listes électorales.
On retiendra donc que, débutée le 22 septembre dernier, l'opération de saisie et de traitement des listes électorales est déjà à sa phase finale. Étant donné que l'impression a commencé et pourrait être achevée samedi. Ce qui a fait dire au ministre Ngari que le fichier électoral sera remis à la CNE dans les délais qu'il avait fixés. C'est-à-dire dans la première semaine du mois de novembre, donc la semaine prochaine.
Le travail réalisé a permis de diminuer considérablement l'électorat de notre pays. Ainsi on est passé de près de 680 000 électeurs avant la révision à 523 325 électeurs aujourd'hui. Soit 195 275 contre 229 703 pour la province de l'Estuaire, 63 798 contre 73 012 pour le Haut Ogooué, 18 837 contre 36 911 pour le Moyen-Ogooué, 51197 contre 64 263 pour la Ngounié, 29 243 contre 40 587 pour la Nyanga, 31 369 contre 32 711 pour l'Ogooué-Ivindo, 20 918 contre 36 690 pour l'Ogooué-Lolo, 40 502 contre 69 633 pour l'Ogooué Maritime, et 72 186 contre 95 305 pour le Woleu-Ntem.
Selon M. Kumb'Ngom, ces résultats ont été réalisés grâce aux mesures prises par le ministre Ngari et l'introduction d'un logiciel détectant les doublons. Les principales dispositions arrêtées par le département de l'Intérieur ont permis au CTE de travailler dans la sérénité et loin des pratiques de certains hommes politiques qui consistaient souvent à venir y inscrire des gens en masse.
Au terme de la visite, le président de la Commission nationale électorale a salué les progrès réalisés par le gouvernement pour doter le CTE d'un matériel performant lui ayant permis d'effectuer un travail qui tend à être efficace. Toutefois, il a rappelé que l'élaboration du fichier électoral était dévolue 'à l'administration et qu'en tant que dépositaire de la liste et organisatrice des élections en aval, la CNE ne peut que souhaiter la bonne marche des choses.
En rappel, il faut dire que le Centre technique des élections a été créé par décret N°001/1003/PR/MI datant d'août 1998. Il a pour missions principales de dresser la liste nationale électorale par centre de vote, établir un fichier général des électeurs, établir les cartes d'électeur, assurer le stockage et la conservation du matériel électoral, élaborer et exécuter des programmes de formation des agents électoraux, etc.
Outre la direction générale, le CTE comprend la direction des élections et celle de la formation et de l'instruction civique. La première est chargée essentiellement d'établir un fichier général des électeurs, dresser la liste nationale électorale par centre de vote... Quant à la seconde, elle s'occupe des programmes de sensibilisation et d'instruction civique.
Cependant, depuis sa création, le Centre technique des élections est confronté à plusieurs difficultés d'ordre financier et structurel. Au point que jusqu'aujourd'hui, il a du mal assurer certaines des missions qui lui incombent. Notamment au niveau de l'élaboration et l'exécution des programmes de sensibilisation et 'instruction civique des citoyens.
Des indiscrétions disent même que le gouvernement aurait l'intention de prendre un autre décret pour enlever au CTE les missions relatives à la sensibilisation des citoyens en matière électorale.