Me Pierre-Louis Agondio Okawé (3e arr) le leader du PGP doit non seulement résoudre dans son propre camp l'équation André Mbourou (2e arr) résolu à lui succéder, mais aussi la montée du front PDG/RNB-RPG, notamment.
LA succession du maire de la ville de Port-Gentil, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé sera sans conteste l'un des moments forts des élections municipales qui s'approchent inexorablement. Tout au long du week-end écoulé, cette perspective s'est davantage confirmée avec l'importante mobilisation sur le terrain des responsables locaux des principaux partis politiques engagés dans la bataille de l'Hôtel de Ville de la cité pétrolière.
Plusieurs sources interrogées sur l'atmosphère qui prévaut dans cette ville à l'approche des élections locales, ont confirmé ce que l'on savait depuis longtemps : que plusieurs personnalités politiques locales ont décidé aller a la conquête de la mairie avec l'espoir de succéder au maire sortant, le "vieux" chef charismatique du PGP, confronté à de sérieuses difficultés dans son propre camp.
Cette bataille de Port-Gentil qui nourrit les débats parmi les populations, et surtout au sein des états-majors des partis politiques, sera précédée par de prometteuses empoignades au sein des quatre arrondissements de la ville, où les potentielles têtes de listes des partis en lice font fi sire de probables candidats à a mairie centrale.
Candidat déclaré à sa propre succession depuis toujours Me Pierre-Louis Agondjo Okawé devra sortir le grand jeu pour remporter la victoire dans son fief du 3e arrondissement, où il doit à tout prix arriver en tête au nombre de conseillers avec la liste du PGP qu'il conduira. Son principal challenger, Ondéno Y Ombénontory qui devrait conduire la liste PDG est à prendre très au sérieux, dans a conquête de ce qui fut jusqu'à une date récente encore la citadelle imprenable des progressistes avant la tourmente qui a secoué leur parti et précédé l'arrivée de l'actuel maire à l'Hôtel de Ville dans des conditions légales, mais très critiquées par une frange considérable dés militants et sympathisants.
Arrivé 2e aux législatives dans cette circonscription électorale ce candidat PDG prêt à tout donner pour cette élection, n'est pas, selon, des proches de Me Agondjo, le seul handicap sur la ligne de départ de leur champion. Certes hâtivement, mais l'une des faiblesses qu'ils décèlent réside dans la constitution de la liste du vieil opposant qui aurait fait fi de certaines réalités à prendre en compte sur le terrain.
On apprend par exemple que la liste PGP en question est composée en grande majorité de personnalités venues d'horizons divers, en particulier de Libreville, et par conséquent n'ayant pas d'attaches solides sur le terrain. Pêle-mêle, on avance les noms de Marc Louis Ropivia, et de Me Séraphin Ndaot.
On déplore surtout le fait que sur cette liste ne figurent pas les noms des militants "mériè" connus pour leur emprise sur cet électorat frondeur, à l'instar des Mapaga (1er adjoint au maire central) et Makaya Mihindou. On critique enfin ce qui apparaît comme un ultime risque : la mise à l'écart du maire sortant d'arrondissement, Yéno Olingot, avec lequel le leader du PGP est en froid.
ÉLÉMENT DÉCISIF.
Face au chef du PGP, l' adversité pourrait venir de l'indépendant Ntchango qui a abattu un gros travail de terrain, mais dont on attend maintenant de voir la confirmation avant de le jauger objectivement.
Dans ces batailles d'arrondissements, le 2e. ne sera pas en reste. Député PGP et 3e vice-président de l'Assemblée nationale, André Mbourou conduira également une liste qui paraît équilibrée et faite de savants dosages ethniques, avec une attention particulière accordée aux femmes.
Entre lui et Me Agondjo, celui qui l'emportera au nombre des conseillers prendra une option sérieuse pour l'Hôtel de Ville. Se présentant sous la bannière d'indépendant, Marie-Augustine Ambouroué dont le parti, l'ARD, tarde à être légalisé, est aussi dans la course. Mais l'autre force à respecter pourrait venir du PDG, davantage que de cette femme battante et décidée à rebondir.
Au 4e arr. on évoque avec prudence les chances réelle du RNB/RPG, en parlant de son vieux cheval de retour, Jean-Philippe Doukaga, dont on affirme qu'il a perdu du terrain à cause du départ au PGP de ses anciens compagnons de la belle époque. il croisera le fer avec la tête de liste PGP Jean-Blaise Moussavou Maganga, mais les pédégistes n'entendent pas se laisser faire.
Enfin, le 1er arrondissement où les pronostics sont favorables au PDG. Reste une inconnue, quel sera le comportement du maire sortant de ce parti, André jules Ndjambé, qu'on dit recalé par les instances pédégistes? Concernant à proprement parler la grande bataille de Hôtel de Ville, rien n'est encore certain, mais il est fort à parier que le jeu des alliances, meure contre nature, sera un élément décisif. En attendant des passerelles sont plus ou moins perceptibles entre les postulants de même génération au-delà des appartenances politiques des uns et des autres.
Avec le retrait de ce dernier, les plus sceptiques y voient le départ d'une des cautions essentielles "Orungu" que Me Agondjo se doit de caresser dans le sens du poil à l'occasion de cette élection ainsi qu'il l'a souvent fait auparavant pour s'assurer leurs suffrages. Mais aujourd'hui, avec l'affaire Houangni Ambouroué, les données ne sont plus forcément les mêmes sur le terrain.