Michel Essima Ossé, vice- résident pour le compte de ce bloc politique, a été informé par le président de la CNE de
IL pourrait ne pas y avoir, du moins dans l'immédiat, de rebondissements spectaculaires dans l'affaire née autour de la non représentation du Parti social démocrate (PSD) au sein de la Commission nationale électorale. Au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle contraignant la CNE à revoir la liste des représentants du camp de l'opposition conduite au sein cet organe par Michel Essima Ossé du RNB-Kombila, suite à la requête du parti de Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui voulait voir respecter son droit à participer à l'organisation des élections locales par la présence de ses délégués, le sort du PSD est à nouveau entre les mains de l'opposition "radicale".
Son chef de file à la Commission nationale électorale a été, selon une source bien informée, instruit par le président Jean-Louis Messan, de la nécessité de prendre en compte l'arrêt des juges constitutionnels dans la représentation de son camp politique au sein de cette instance.
Ce qui, de manière explicite, revient à dire que dans la perspective d'un règlement de ce contentieux qui ne dit pas son nom, l'opposition dans son ensemble qui avait refusé toute présence du PSD dans ses rangs, devrait s'entendre sur la composition définitive de la liste de ses membres en y associant ceux de l'Union des forces de progrès (UEP). Un nouveau groupement politique de opposition créé vendredi dernier par le PSD et le Morena, tendance Ze Memini.
Le principal dirageant de l'organe en charge de l'organisation des élections, placé sous les feux des projecteurs en raison de cette affaire, a choisi de faire avancer le débat en mettant ce bloc face à ses responsabilités. Le président de la CNE semble être désireux d'intervenir dans le seul cadre de la réglementation qui fixe la représentation des partis politiques en son sein ainsi que de ses démembrements, en veillant au respect des quotas.
MARGINALISATION
Et sur cette affaire précisément débattue au sein même de l'opposition durant les précédentes rencontres au sommet de ses leaders, le débat reste en définitive interne au camp des partisans de cette famille politique.
Si jusqu'ici la seule question de la Participation du parti de Maganga Moussavou était posée, la démarche initiée par cette formation pour se faire admettre s'en trouve quelque peu compliquée avec l'intrusion d'un nouvel élément. Celui-ci a trait précisément au fait que dansa liste de représentants adressée à la CNE, le document fait état de l'union scellée avec le parti de Ze Memini qui, selon des informations dignes de foi, s'est marginalisé lui-même de ce camp, conséquences des scissions qui ont marqué le parti de feu Oyono'Aba'a.
On devrait donc s'attendre à connaître une évolution soit à la satisfaction du PSD soit au contraire la persistance du statu quo, c'est-à-dire, la situation qui prévalait avant la décision de la haute juridiction. C'est plutôt cette dernière hypothèse qui semble tenir la corde car du côté du le bloc de l'opposition radicale l'on ne semble pas pressé de "vider" un de ses membres pour faire de la place au PSD.
. En clair, le bureau, voire le président de la CNE, s'est refus¢ à prendre une décision contraire à ses compétences. Un expert des questions électorales a de ce fait clairement indiqué au vu de la démarche du président Jean-Louis Messan, qu'il n'est pas du ressort de la Commission nationale électorale, encore moins de son président de statuer sur l'absence ou la faiblesse de représentation d'un parti politique dans le camp de la majorité ou dans celui de l'opposition ; cela est du ressort des partis politiques eux-mêmes.la nécessité de tenir compte de la décision de la haute juridiction.