Les électeurs de Kango et d'Etimboué et les grands électeurs de Tsamba-Magotsi, Makokou, Mékambo, de la Zadié, d'Iboundji et du 4e arrondissement de Port-Gentil, ont élu hier leurs députés et sénateurs.
LE long processus électoral engagé depuis décembre 2001 avec la vague de consultations électorales à tiroirs qui ont été organisées arrive à son terme à la faveur des législatives et sénatoriales partielles qui se tenaient à Kango (Estuaire) et Etimboué (Ogoué-Maritime), ainsi qu’à Tsamba-Magotsi, Makokou, Mékambo, dans la Zadié, à Iboundji et au 4e arrondissement de Port-Gentil.
Les électeurs des trois sièges encore à pourvoir à la chambre des députés, appelés aux urnes après leur remise en jeu par les ex-députés démissionnaires de l'Adère, Pierre Nzengué Mouélé, Yamalet Sowa et Mambana Mbouaty, ont certainement reconduit ces derniers au palais Léon Mba. Une reconduction d'autant plus acquise que ces trois candidats en lice sous la bannière PDG, n'avaient pas d'adversaires de taille lors de ce vote.
Dans ces trois circonscriptions électorales, le scrutin s'est bien déroulé puisque aucun incident n'avait été enregistré jusqu'à la fermeture des bureaux à 18h. Selon les premiers éléments recueillis auprès de la Commission nationale électorale hier en fin d'après-midi à la cité de la Démocratie, la probabilité d'un second tour est à éliminer. Il faut néanmoins signaler que certains résultats, notamment ceux d'Etimboué, où les bureaux de vote sont pour les 4/5 situés dans des zones uniquement accessibles par voie fluviale risquent 'être acheminés difficilement et donc connus avec beaucoup de retard. Ce à quoi s'attèlent déjà les responsables des commissions locales.
PREMIER TOUR • Au siège central de la CNE à Libreville les responsables nationaux semblaient, vers 15 heures, préoccupés par des incidents survenus, par contre, à Port-Gentil au 4e arrondissement, où devaient se tenir comme dans six autres circonscriptions du pays, particulièrement à Tsamba-Magotsi, Makokou Mékambo, dans la Zadié et Iboundji des partielles sénatoriales.
Hier en effet, un incident consécutif à un problème de bulletins de vote a perturbé le scrutin puisque les "grands électeurs" du RPG n'ont guère apprécié la confusion née autour des bulletins, mais surtout autour de l'identité du suppléant de Amélie Bibabou. Selon un de nos correspondants sur place, le vote n'avait pas encore débuté à 16 h30, en raison de la forte tension qui régnait au siège de la Commission locale. Ce, malgré l'arrivée des bulletins acheminés depuis Libreville. Tout indique que l'on s'achemine vers un report dudit scrutin afin de donner aux 75 conseillers l'occasion de choisir librement et dans la sérénité leur sénateur entre Amélie Bibalou Boussougou et Jean-Blaise Moussavou Maganga, candidats respectifs du RPG et du PGP.
En dehors de Port-Gentil, le scrutin se déroulait normalement partout ailleurs. Les premiers résultats des cinq autres circonscriptions devraient être très rapidement connus d'autant plus que la fermeture des bureaux peut intervenir même avant l'heure H (18h), si tous les grands électeurs ont accompli leur devoir civique.
Ce n' est qu~à l'issue du décompte final que l'on saura qui de Pierre Emboni et Norbert Singatady, à Makokou, fera son entrée au Sénat. Idem, pour Chistiane Yengangoye épouse Zotoumba dans le département de la Zadié, où cette pédégiste était opposée à Etienne Ebouta Moapa du RDP -Emboni, et au Célériste Félicien Kani. Du côté de Mékambo et d'Iboundji, dans 1’Ogooué-Lolo, Marcel Ndimal, le sénateur sortant et Hypolyte Sandzou seuls candidats en lice, ne devraient pas avoir de problèmes pour se faire élire.
Mais avant que les résultats définitifs ne soient connus, il est clair que ces scrutins partiels mettent fin à la longue série de votes organisés dans le pays depuis trois ans. Ce long processus découlait des problèmes d'organisation ayant émaillé certains votes, de l'important contentieux électoral vidé par la Cour constitutionnelle mais aussi de impossibilité d'organiser ces élections dans plusieurs circonscriptions de l'Ogooué-Ivindo.