Ces assises qui se tiennent dans quelques jours devraient amener les céléristes à réfléchir sur la charte, le positionnement et l'avenir de leur parti.
LE congrès du Centre des libéraux réformateurs (CLR) tiendra ses assises d'ici la fin du mois d'août ou au cours de la première quinzaine du mois de septembre de l'année 2003. L'annonce en a été faite par le délégué général, Jean-Boniface Assele, lors d'une réunion du bureau exécutif de ce parti à son siège du Cabaret des artistes situe à proximité de la Fopi. Ce congrès est certainement appelé à débattre de l'entrée ou non du CLR au sein du PDG.
Le congrès ordinaire du CLR que 1’on présente comme celui de la maturité se tiendra un mois après celui du Parti démocratique gabonais au cours duquel son président-fondateur a déclaré:
" Ou l'on est avec Bongo, ou l'on n'est pas avec lui. II faut que chacun se détermine".
Mais pour l'heure, comme l'a si bien dit son délégué général, le CLR savoure les bons résultats qu'il a obtenus au cours des dernières élections locales. Le parti de Jean Boniface Assélé, au cours de cette consultation électorale, a remporté 61 sièges de conseillers et fait élire trois sénateurs, devenant de ce fait, le troisième parti de l'échiquier national, après le PDG et le Rassemblement pour le Gabon.
Ce parti entend donc réfléchir au cours de son prochain congrès sur la gestion de ses acquis électoraux. Et sur la mise en oeuvre effective de la charte de la majorité présidentielle que Jean-Boniface Asselé n'a cessé de critiquer ces derniers temps.
Abordant le sujet de la révision de la Constitution qui doit intervenir mardi prochain lors de la réunion des deux chambres en congrès, Jean-Boniface Assélé se dit favorable à la non limitation des mandats présidentiels. "Je suis d'accord sur tous les points, mais il ne faut pas oublier que les notions de la légitimité apparaissent sur cette loi et le code électoral. Il faut codifier la légitimité sur le pourcentage d'admission à une élection, devait-il souligner.
Toujours selon Jean-Boniface Assélé, le parti au pouvoir doit impulser la politique du gouvernement. C’est la mission du PDG qui est majoritaire au Parlement. Ce parti doit jouer son rôle.