Adere, CLR, Gabon Avenir, USG, PGCI... réaffirment leur appartenance à la majorité présidentielle
Mba Abessole de la "majorité républicaine" invite le président Omar Bongo, à une concertation en vue d'élaborer un programme commun de développement du pays.
LE 8e Congrès du Parti démocratique gabonais L(PDG) est bel est bien terminé. De l'avis de plusieurs congressistes, les travaux ont pris fin sur une note de satisfaction générale. Mais, samedi 19 juillet 2003, jour de l'ouverture du Congrès dit de la "refondation", les partis membres de la mouvance présidentielle s'étaient acquittés d'un devoir : réitérer leur "indéfectible attachement" aux idéaux du président-fondateur du Parti démocratique gabonais, Omar Bongo.
Au nom de "Gabon Avenir" représenté à la mairie du sixième arrondissement par un maire-adjoint, Sylvestre Oyoumi a réaffirmé l'attachement de son mouvement politique au PDG ainsi qu'à son fondateur. C'est au côté du "Grand camarade", Omar Bongo et de son parti qu'il entend mener la campagne des présidentielles de 2005. Mboumbou Ngoma, malgré les "considérations qui se sont tissées un moment autour d'un malentendu" a confirmé la position de son parti l'Adere au sein de la grande famille présidentielle. A l'entendre, Adere restera toujours respectueuse de la "Charte des valeurs" qu'elle a signée avec les autres formations politiques se réclamant de ce bord. Pour Gaston Noël Mboumbou Ngoma, le président-fondateur du PDG et le secrétaire général de son parti sont deux grands dignitaires de l'Etat qui ont en commun, en tant que président de la République et vice-président, une vision positive qui concourt à la bonne gestion de l'appareil de l'Etat. Il n'y aurait donc point de zones d'ombre dans les relations entre le président-fondateur du PDG et le secrétaire général de l'Adere. Et le respect que le vice-président de la République doit au chef de l'Etat, Omar Bongo, reste intact.
Le message du leader du Centre des Libéraux reformateurs (CLR) n'a pas surpris. Tout en demandant aux pédégistes de savoir fidéliser leurs amis, Jean Boniface Assélé a dit être de ceux-là qui sont ce qu'ils sont aujourd'hui "grace à la sensibilité personnelle du président de la République ". Fidèle parmi les fidèles, sans fioritures, le maire du troisième arrondissement a promis solennellement de ne "jamais trahir la confiance du chef de l'Etat, après tout ce qu'il a fait pour moi ".
Les interventions, ensuite, du RDP par Pierre Emboni, de l'UPN et de l'USG de Serge Mba Bekalé avaient la même connotation que celle de Gabon Avenir et de l'Adere. A la seule différence que le président Mba Bekalé a exhorté le président-fondateur à prendre, dans le cadre de la refondation en question des mesures à même de satisfaire urgemment le peuple gabonais. En matière de santé, dont il fut un des ministres, il a fait allusion aux soins d'hospitalisation que l'Etat pourrait prendre en charge afin de soulager les populations démunies. Notamment les filles-mères les personnes âgées et les chômeurs.
A propos justement du chômage devenu une "plaie purulente" dans le pays, le président du Rassemblement pour le Gabon (RPG), Paul Mba Abessole dans son discours a attiré l'attention du chef de l'Etat, Omar Bongo, pour "responsabiliser les jeunes qui n'attendent que ça". Pour l'actuel vice-Premier ministre en charge de 1’Agriculture et des Droits de l'Homme, tout peut se jouer par un développement puissant de notre agriculture capable de créer, selon lui, des emplois pour les jeunes à tous les niveaux.
Auparavant, il a tenu à justifier la présence de sa formation politique dans la salle du Congrès. Celle-ci participerait de la volonté du RPG de poursuivre son élan de convivialité qui s'est matérialisé, après les "accords tissés lors de la conférence mondiale des maires en 1999", par l'entrée du Rassemblement au gouvernement d'ouverture en 2001. "Le PDG et le RPG ont la responsabilité de redonner au Gabon son optimisme d'antan". Il invite donc le chef de l'Etat, Omar Bongo, à une "rencontre pour initier un programme commun de développement afin de signer un nouveau contrat avec le peuple gabonais qui fait face à divers maux".