La grand'messe des pédégistes marquant la reprise en main par le président-fondateur de son parti aura lieu à Libreville les 19 et 20 juillet prochain, et précédé des Conseils fédéraux et provinciaux des 9 et 12 du même mois.
LA réunion du Bureau politique du Parti démocratique gabonais, tenue hier à la cité de la Démocratie, a élaboré au terme de plusieurs heures de discussions parfois houleuses mais très enrichissantes, la feuille de route du Congrès de la Refondation qui va se tenir du 19 au 20 juillet prochain à Libreville.
Les membres de l'organe dirigeant du PDG, réunis sous la présidence de Simplice Guedet Manzela, ont effectivement débattu des propositions faites par les différentes Commissions mises en place depuis plusieurs mois pour réfléchir sur les projets de Statuts et Règlement intérieur, l'Organisation et du Budget et le Programme de politique générale et la Charte des valeurs ainsi que sur le Règlement financier.
Des textes qui seront à la base de la formation politique refondée qui va éclore au soir de la grand'messe des pédégistes prévue dans deux semaines dans la capitale gabonaise.
Ce congrès, qui va rassembler près de 1900 congressistes venus de tous les coins de pays pour plancher sur ces documents de base, verra aussi la participation de délégués de partis politiques d'au moins une dizaine de pays amis. En prélude, il sera organisé les 9 et 12 juillet du même n mois, au niveau local, des Conseils fédéraux et provinciaux, a précisé Simplice Guedet Manzela, lors d'un point de presse tenu à l'issue de la réunion du Bureau politique.
CHANGEMENTS • Des rencontres jugées importantes que les dirigeants du PDG entendent bien préparer puisqu'elles devraient déboucher sur le congrès, présenté comme un rendez-vous majeur et un tournant décisif pour l'avenir du parti.
L'importance attachée à ces conseils et à l'organisation du congrès est une façon implicite pour le secrétaire général du PDG de couper court à toutes les spéculations et rumeurs malveillantes distillées ici et là autour d'un mauvais état d'esprit qui animerait les responsables du parti surtout, et les militants à la veille de ce congrès du parti au pouvoir. Il a aussi réfuté l'idée répandue dans certains milieux politiques et faisant état d'un supposé clivage qui minerait les préparatifs du 8e congrès ordinaire. Estimant qu'il n'y a pas de courants qui s'affrontent au sein du parti.
Après le Bureau politique d'hier réuni à la salle Mengane du palais international de la cité de la Démocratie, les militants et cadres locaux du parti fondé par Omar Bongo vont, mardi et vendredi prochains, plancher également sur les propositions faites par les commissions préparatoires. Ceci en vue de leur approbation par l'ensemble des délégués convoqués lors de la rencontre refondatrice du PDG.
Comme l'a laissé entendre à son tour René Ndemezô'Obiang, secrétaire général adjoint et porte-parole, du parti, par ailleurs responsable de la structure ayant planché sur les Statuts et Règlement intérieur, de grands changements devraient intervenir dans le fonctionnement du Parti démocratique gabonais.
PRESIDENT-FONDATEUR • Cette volonté réformatrice imprimée parle résident Omar Bon o lui-meure se traduit pare nombre important de nouvelles dispositions inscrites dans les textes qui vont régir au sortir du congrès la vie de ce parti. Notamment au niveau de l'organisation et du nombre des membres devant siéger dans certaines structures, en particulier le Comité central. Des changements conformes à la ligne originelle dictée par le président-fondateur, Omar Bongo, ligne définissant le PDG comme un parti de masse.
D'ailleurs, cette volonté refondatrice sera davantage marquée lors de ce congres de la refondation, a estime le secrétaire général, Guedet Manzela, par la reprise en main du PDG par son président-fondateur.
En effet, après les premières dispositions prises en 1995 pour un retour du président Bongo au devant la scène partisane, le rôle du président-fondateur sera davantage renforcé. Puisqu'en sa qualité de chef suprême du parti, "garant son unité et de sa cohésion", il devra convoquer et présider le Bureau politique, le Conseil national, et le Comité de concertation, deux instances nouvellement créées.
A ce sujet, René Ndemozo'Obiang a tenu, lui, à préciser, en s'appuyant sur ce qui se faisait jusque-là de façon informelle que dorénavant la reprise en main par le principal dirigeant du parti se traduira plus que par le passé, aussi bien au niveau des nominations des responsables d'or lors et autres structures que lors des investitures des candidats aux différentes élections. Autant d' innovations parmi tant d'autres qui confirment bien le sentiment qui prédominait hier au sortir du Bureau politique, est que ce congrès va réellement refonder le parti.
Au-delà, l'on s'achemine bien vers un parti politique restructuré mais non plus vers le grand mouvement, le grand parti du président de la République, souhaité par certains acteurs politiques.
En revanche, la présence lors des Conseils fédéraux et provinciaux des anciens pupistes, des "Tortues" et des militants de la tendance PGCI de Antoine Yalanzele et du parti démocratique gabonais laisse clairement penser que l'ouverture amorcée avec les partis de la majorité présidentielle a été effective.