Cette importante réunion a, entre autres, accordé la priorité à la perspective de l'élection présidentielle de 2005, l'ADERE étant terminée à respecter les obligations contenues dans la Charte de la majorité relatives à cette échéance capitale.
LA réunion du Conseil politique de l'Alliance démocratique et républicaine (ADERE), samedi dernier à Libreville, à laquelle responsables et militants ont participé, a permis à cette famille politique de faire un bilan d'étape sans complaisance au sortir de la période de crise vécue en son sein, et après les soubresauts qui ont empoisonné ses relations au sein de la majorité, il y a de cela six mois.
Nul doute qu'en convoquant cette importante réunion, au demeurant statutaire, la hiérarchie du parti avait conscience d'une chose : les séquelles de cette profonde crise, engendrée par les démissions en cascade de certains cadres du parti, notamment les députés élus sous la bannière de l'ADERE en 2001, marquent encore la vie collective de leur parti.
Certes, ce n'est pas la première fois après ces événements douloureux que des retrouvailles au sommet de l'appareil du parti ont lieu, mais c'est à tout le moins le premier rendez-vous officiel porté à la connaissance de l'opinion, convoqué par l'ADERE. A ce titre, les élus nationaux et locaux, les dirigeants des Collectivités, les cadres de l'administration et du privé, bref les militants du parti qui y ont été conviés ont pris une part active et fait acte de présence utile, à cette réunion aux allures d'un Conseil politique "extraordinaire".
Officiellement, il s'est agi de faire le bilan de la participation du parti à la majorité présidentielle, en même temps que cette instance de l'exécutif du parti avait à se peaufiner une réflexion sur la révision des organes de direction, en prélude au prochain Congrès de l'ADERE.
Ce qui se présente comme étant les plus importantes décisions de cette réunion, c'est avant tout le fait que ce Conseil 'politique a réussi à montrer que la période de turbulence qui avait atteint son paroxysme au mois d'avril dernier avec l'affrontement ouvert avec le principal allié et fer de lance de la majorité qu'est le Parti démocratique gabonais, appartient définitivement au passé, et que l'ADERE est parvenue à retrouver la sérénité et la cohésion en son sein. Il s'est surtout agi de démontrer que l'Alliance démocratique et républicaine est sortie renforcée de cette période difficile, et qu'elle a su tirer les leçons de cette histoire.
Ce qui le fait dire, c'est également le souci affiché à l'unisson de réaffirmer avec force l'ancrage de l'ADERE dans la majorité présidentielle. C'est ce qu'indique le communiqué final des travaux: "Le Conseil politique réaffirme l'ancrage de l'ADERE au sein de cette majorité, et forme le vœu d'une plus grande cohésion de ses membres et d'une meilleure synergie par rapport aux objectifs à atteindre.
A côté de cette décision, l'autre position forte adoptée par ce Conseil politique concerne la perspective de la participation de l'ADERE à l'élection présidentielle de 2005. Au fond, ce qui ressort de cette réunion n'est en rien nouveau par rapport à ce que les militants savent depuis longtemps, que le candidat de l'ADERE à cette élection sera celui de la majorité présidentielle.
Donc, le Conseil politique "confirme les engagements pris par l'ADERE dans le cadre de la Charte des partis de la majorité, notamment en ce qui concerne l'élection présidentielle de 2005". A ce sujet, mandat a été donné au Bureau exécutif d'examiner les conditions "optimales" de la participation de l'ADERE le moment venu.
Par ailleurs, concernant le second point inscrit à l'ordre du jour, c'est-à-dire la réforme des organes de direction du parti, le moins qu'on puisse dire est que rien de définitif n'a été arrêté. Pour en savoir davantage, il faudra attendre le prochain Congrès, dont la dater n'a pas été annoncée, mais qui pourrait intervenir dans quelques mois. Au menu, cependant, il y aura à examiner la question relative à une meilleure coordination entre les organes de base et la direction nationale, mais surtout le problème de la capacité de recouvrement des cotisations. Certes on peut le contester, mais on ne peut le récuser, cet ultime point se pose en termes de défi permanent pour le parti.