Par requête individuelle formulée le 26 septembre dernier, les descendants de feu Basile Ondimba, que sont respectivement Et Hadj Omar Bongo, Fidèle Andjoua, André Epigat, ont reçu depuis le 13 octobre 2003, autorisation d'adjoindre le nom de leur défunt père à leur patronyme.
Lin-Joël NDEMBET
C'EST officiel. El Hadj Omar Bongo se 'nomme désormais El Hadj Omar Bongo Ondimba. L'information rendue publique dans notre dernière livraison rend compte d'un jugement portant adjonction de nom pris par le tribunal de première instance de Libreville.
La décision de justice qui concerne trois descendants de feu Basile Ondimba, que sont notamment El Hadj Omar Bongo, le chef de l'Etat gabonais, ses frères Fidèle Andjoua et André Epigat a été prise au palais de justice de Libreville le 13 octobre 2003. Elle fait suite à une requête individuelle formulée le 26 septembre de la même année par ces trois requérants représentés pour la circonstance par leur conseil Me Zassi Mikala, avocat à la Cour.
Ces derniers ont fondé leurs requêtes sur le Code civil gabonais (texte de base régissant la vie des citoyens naissance; mariage vie conjugale; succession; etc) en son article 93. Lequel stipule que "Tout Gabonais doit avoir un nom auquel s'ajoutera celui de son père et éventuellement un ou plusieurs prénoms".
Effectivement les juges, après enquête de moralité au cours de laquelle ont été interrogés des parents, témoins et autres personnes concernées ou impliquées dans cette procédure d'adjonction de nom, ont établi le bien-fondé de la sollicitation de El Hadj Omar Bongo et des deux autres requérants lors d'un délibéré, après débats en Chambre du conseil. Une procédure qui conforte cette décision qui, il faut le reconnaître, aura surpris l'opinion nationale même si l'on s'accorde sur la liberté dont dispose chaque citoyen à s'inscrire dans une telle logique en matière d'état civil, notamment.
PROCÉDURE • Mais, après ce jugement, il reste à MM.Bongo Ondimba, Epigat Ondimba et Andjoua Ondimba, à finaliser la procédure. Leur conseil devra se rendre sur les lieux de naissance à Bongoville dans le département de Djouori-Agnili dans la province du Haut-Ogooué, aux fins de procéder aux formalités civiles consécutives à l'entrée en vigueur de cette décision judiciaire.
C'est ce qui va se faire dans les tout prochains jours, laisse entendre une source bien informée. D'autant plus qu'il est effectivement prévu que le conseil se rende dans cette localité, lieu de naissance de ces compatriotes, pour effectuer la transcription de cette nouvelle situation sur les extraits d'actes de naissance et autres documents civils afférents.
L'acte juridique par le président de la République, précise le conseil, voit son impact lié au seul fait qu'il s appelle désormais Omar Bongo Ondimba. C'est également le cas pour ses deux frères Andjoua et Epigat. Il renchérit en indiquant que la volonté des requérants, peut aussi viser, à l'exemple des arguments avancés par de nombreux compatriotes dans le pays et même de personnes sous d'autres cieux, dans le fond à perpétuer le nom ou encore la mémoire d'un être cher.
Un juriste au fait du dossier interrogé hier, estime comme pour couper court à tout commentaire, supputations et interprétations nés de l'annonce officielle de cette décision judiciaire, que l'adjonction du nom de son père ne peut se faire d'autorité, la procédure est nécessaire. Elle l'est d'autant plus qu'il ne s'agit nullement d'un décret ou encore d'un autre texte de loi pris en dehors d'un tribunal Mieux encore, aucune disposition légale n'en limite l'usage encore moins l'âge au ternie duquel un compatriote qui désire voir le nom de son père figurer à côté du sien, peut effectuer la démarche.
Notons que du point du vue du droit, l'épouse et le, enfants mineurs du ou des requérants, sont d'emblée alignés sur la nouvelle situation, les autres descendant, majeurs devront eux en faire la demande auprès des tribunaux.