Le scrutin des législatives partielles, qui s'est déroulé dimanche dans treize circonscriptions du Gabon, s'est achevé dans le calme en fin d'après-midi, a-t-on appris auprès de la Commission nationale électorale (CNE) à Libreville.
"Il n'y a pas eu de problèmes. Tous les bureaux sont fermés et l'on procède actuellement au dépouillement des bulletins", a indiqué à l'AFP le président de la CNE, Gilbert Ngoulakia.
"Selon les premiers rapports parvenus à la CNE, le taux de participation semble assez faible", a par ailleurs noté le président de la CNE.
Plus de 40.000 électeurs étaient invités dimanche à retourner aux urnes, à la suite de l'annulation par la Cour constitutionnelle des résultats des législatives des 9 et 23 décembre derniers dans 12 circonscriptions, notamment en raison d'actes de violence.
Cette reprise du scrutin, partielle ou totale, concerne huit députés du Parti démocratique gabonais (PDG, parti présidentiel), parmi lesquels le ministre de l'Education nationale, Daniel Ona Ondo, et le ministre délégué au Budget, Senturel Ngoma Madoungou.
Une treizième circonscription, située dans le département de la Zadié (nord-est du pays), avait également vu le deuxième tour des législatives de décembre reporté sine die en raison d'une épidémie de fièvre Ebola.
Les résultats du scrutin de dimanche est attendu au plus tôt lundi, tandis que le deuxième tour de ces partielles est fixé au 9 juin prochain.
Ces partielles ne devraient pas bouleverser le rapport de forces au sein de l'Assemblée nationale gabonaise, le PDG ayant remporté -avant les annulations- 86 des 120 sièges, sans compter les transfuges de ce parti qui l'ont emporté sous l'étiquette d'"indépendants".