Le scrutin des législatives partielles au Gabon s'est ouvert normalement dimanche dans les treize circonscriptions concernées, où le vote de décembre 2001 avait été annulé ou empêché, a-t-on appris auprès de la Commission nationale électorale (CNE).
"Tout se passe apparemment bien. Nous n'avons pas eu jusqu'à présent de réclamations", a affirmé à l'AFP le président de la CNE, Gilbert Ngoulakia, précisant que les bureaux de vote ont respecté l'heure d'ouverture officielle du scrutin, fixée à 6H00 GMT.
Plus de 40.000 (bien 40.000) électeurs sont invités à se rendre aux urnes pour ces partielles, qui font suite à l'annulation par la Cour constitutionnelle des législatives des 9 et 23 décembre derniers dans 12 circonscriptions, en raison notamment d'actes de violence.
Cette reprise du scrutin, partielle ou totale, concerne notamment huit députés du Parti démocratique gabonais (PDG, parti présidentiel), parmi lesquels le ministre de l'Education nationale, Daniel Ona Ondo, et le ministre délégué au Budget, Senturel Ngoma Madoungou.
Une treizième circonscription, située dans le département de la Zadié (nord-est du pays), avait également vu le deuxième tour des législatives de décembre reporté sine die en raison d'une épidémie de fièvre Ebola.
Ces partielles ne devraient cependant pas bouleverser le rapport de forces au sein de l'Assemblée nationale gabonaise, le PDG ayant remporté -avant les annulations- 86 des 120 sièges, sans compter les transfuges de ce parti qui l'ont emporté sous l'étiquette d'"indépendants".