Le Parti gabonais du progrès (PGP) a invité lundi à Libreville l'opposition gabonaise à se rassembler afin de "s'opposer" au Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a constaté une journaliste de l'AFP.
"Le PGP invite tous les autres partis politiques de l'opposition à cesser les actes de divisions et (...) à s'opposer à la politique anti-démocratique et anti-nationale du PDG", a déclaré le président du PGP, Pierre-Louis Agondjo-Okawe, ajoutant que son parti serait "la locomotive de l'opposition".
"Le PGP, parti de gauche (...), va proposer dans les prochains jours à ses compagnons de l'opposition une plate-forme qui servira de canevas pour les prochaines luttes politiques", a-t-il poursuivi, "car à ce jour, aucun parti de l'opposition ne peut réussir l'alternance seul face à la majorité présidentielle actuelle".
L'opposition gabonaise s'est fortement réduite depuis le mois dernier. Sept formations politiques, dont l'ancien principal parti d'opposition, le Rassemblement pour le Gabon (RPG), ont rejoint la majorité présidentielle. La charte de cette majorité, composée dorénavant de 28 partis, stipule notamment que le président Omar Bongo Ondimba est le "candidat naturel" à l'élection présidentielle de décembre 2005 "s'il en exprime le voeu".
A la question de définir cette opposition, "nous allons voir ce qu'il en reste", a répondu M. Agondjo-Okawe.
Le PGP a quatre députés, un sénateur et 48 élus locaux dans ce pays d'Afrique centrale d'environ un million d'habitants.