Quelque 14 partis politiques attendent d`être légalisés, selon le ministre gabonais de l`Intérieur, Idriss Ngari, dans une interview parue samedi dans le quotidien pro-gouvernemental L`Union.
M. Ngari a fait remarquer que pour des raisons juridiques, son département ministériel examine minutieusement les demandes de légalisation de ces formations politiques.
"La majorité de ces partis sont constitués en violation des dispositions réglementaires", a-t-il expliqué.
La légalisation d`un parti est conditionnée par le dépôt au ministère de l`intérieur de trois (3) exemplaires des statuts, trois (3) autres pour le règlement intérieur, la dénomination, l`emblème, les copies certifiées conformes des cartes nationales d`identité et de casier judiciaire de chacun des membres fondateurs et trois copies de la liste des états d`adhésions d`au moins 3.000 adhérents.
Aucun des 14 partis n`aurait entièrement rempli ces conditions, selon le ministre.
Les responsables de ces futurs partis soupçonnent de leur côté M. Ngari de vouloir les empêcher de participer à la prochaine élection présidentielle gabonaise prévue en décembre 2005.
En 2002, 36 partis politiques reconnus avaient été recensés au Gabon. Il en reste 34 suite à l`intégration au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) de deux ex-partis membres de la majorité présidentielle.
Le PDG, ex-parti unique créé par l`actuel chef de l`Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, le 12 mars 1968, vainqueur avec une majorité écrasante des législatives de 2001 et des municipales de 2002, est actuellement la plus grande formation politique au Gabon.
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