La Commission nationale électorale (CNE) a rendu publique dans la soirée de mercredi la liste des 767 candidats retenus pour les législatives des 9 et 23 décembre, a-t-on appris jeudi de source officielle. Sur les 921 dossiers reçus à la CNE, seuls 767 ont été jugés conformes, remplissant les conditions requises par la loi, tandis que 154 dossiers ont été recalés par la Commission.
"Pour la plupart des dossiers recalés, il manquait une pièce d'état civil, comme l'extrait de casier judiciaire, ou la caution de 350.000 francs CFA (3.500 FF)", a expliqué à l'AFP un membre de la Commission.
Les personnes recalées pourront toujours introduire un recours auprès de la Cour constitutionnelle, a-t-il précisé.
Le nombre de candidats "titulaires" retenus, qui ne comprend donc pas les suppléants, est toutefois nettement inférieur à celui des précédentes législatives de décembre 1996, pour lesquelles 982 candidatures avaient été retenues, note-t-on.
"A l'époque, nous sortions des Accords de Paris (1994), et il y avait un réel engouement pour la politique", explique un observateur de la scène politique gabonaise.
"La baisse du nombre de candidatures peut aussi s'expliquer du fait que les partis peuvent ne présenter seulement que dix candidats dans cinq provinces différentes pour pouvoir toucher le franc électoral , et non plus 20 candidats comme en 1996", a-t-il également reconnu.
Le franc électoral correspond à la somme remise par l'Etat aux partis politiques pour financer leurs frais de campagne, rappelle-t-on. Il peut atteindre plusieurs dizaines de millions de francs CFA (plus de 100.000 FF), soit un montant bien supérieur à l'ensemble des cautions versées par les candidats.
Tous les candidats pourront bientôt se lancer officiellement dans la campagne électorale, fixée du 24 novembre au 8 décembre à minuit, pour le premier tour de scrutin.
Seule la formation du président Omar Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), présente des candidats dans toutes les circonscriptions pour le renouvellement des 120 sièges de l'Assemblée où les députés sont élus pour un mandat de cinq ans.
Le PDG se retrouve même seul en lice pour les départements de Djouori-Agnili (Bongoville) et de Lékabi-Léwolo (Ngouoni).
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