L'agitation sociale au Gabon, à l'image de la grève des fonctionnaires municipaux de la capitale Libreville, se poursuit à 10 jours du premier tour des élections législatives, fixé au 9 décembre prochain, a constaté vendredi un journaliste de l'AFP.
Deux importants syndicats représentant les fonctionnaires des collectivités territoriales du Gabon ont déploré vendredi lors d'une conférence de presse que le maire de Libreville, Paul Mba Abessole, "refuse toujours de (les) rencontrer".
Les services de la mairie de la capitale sont en grève depuis le 8 novembre, a rappelé le président du Syndicat national des agents des municipalités gabonaises (Solidarité), Bruno Soungue.
Avec les mairies d'arrondissement, la mairie de Libreville emploie quelque 1.700 agents, rappelle-t-on.
"Nous interpellons aussi le chef de l'Etat (Omar Bongo) pour qu'une issue favorable soit trouvée au plus vite", a ajouté de son côté le président du Syndicat national des fonctionnaires territoriaux (Synafonte), Léon Mébiame.
Les syndicats Solidarité et Synafonte, qui revendiquent respectivement 4.200 et 3.000 adhérents sur l'ensemble du territoire, reprochent à M. Mba Abessole son refus de signer un procès-verbal sanctionnant les résultats de négociations tenues en juillet dernier.
Ces négociations portaient notamment sur la grille des salaires, la couverture maladie des agents ou encore les frais d'inhumation des agents décédés.
Président d'une importante formation politique d'opposition (RNB/RPG), M. Mba Abessole est candidat pour les législatives dans l'une des circonscriptions de la capitale.
Les syndicats Solidarité et Synafonte ont par ailleurs indiqué que les mairies de deux capitales provinciales, Franceville (sud-est) et Lambaréné (ouest), étaient en grève depuis le 22 octobre et le 23 novembre.
Les enseignants des deux pôles universitaires du Gabon, l'Université Omar Bongo de Libreville (UOB) et l'Université des Sciences et Techniques de de Masuku de Franceville (USTM), sont par ailleurs en "grève totale et illimitée" depuis le 10 novembre pour revendiquer "de meilleures conditions de vie et de travail", a indiqué à l'AFP le président du collectif des enseignants du supérieur, Jean-Rémy Yama.
Ces deux universités comptent 627 enseignants, dont 500 nationaux, pour plus de 12.000 étudiants, selon la même source.
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