Quatre petits partis politiques ont porté plainte contre le ministre gabonais de l'Intérieur, qu'ils accusent d'entraver leur légalisation définitive, dans la perspective des élections législatives des 2 et 16 décembre prochains, a rapporté jeudi le quotidien L'Union.
Il s'agit de L'Union nationale des forgerons (Unaf), de la Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG), du Mouvement africain pour le renouveau social (MARS) et du Parti pour le développement national (PND), inconnus sur la scène politique gabonaise mais considérés comme proches de la mouvance présidentielle.
Selon l'Union, ces formations ont déposé plainte contre le ministre de l'Intérieur, Antoine Mboumbou Miyakou, pour "violation de la loi relative aux partis politiques à travers des actes arbitraires ou illégaux".
"Que le ministre ait été l'objet d'une véritable avalanche de critiques pour ses intentions avérées ou supposées de manipulation du fichier électoral est déjà grave", commente le quotidien pro-gouvernemental.
"Mais qu'en plus il soit cité à comparaître devant les juridictions (...), voilà qui ne manquera pas d'exposer, une nouvelle fois, le faiseur de rois , à une fragilisation, de plus en plus inéluctable, et à l'effritement d'un capital de confiance que le président de la République et le Premier ministre s'emploient pourtant à maintenir, au travers de leur souhait affirmé de voir les conditions minimales de transparence et de sérénités réunies dans le processus électoral", ajoute le journal.
M. Mboumbou Miyakou, l'un des "caciques" du régime du président Omar Bongo est depuis quelques temps la cible de critiques récurrentes dans la presse gabonaise.
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