La présidente de la Cour constitutionnelle du Gabon, Marie-Madeleine Mborantsuo, a déploré jeudi à Libreville le retard pris dans les préparatifs des élections législatives officiellement programmées les 2 et 16 décembre prochains.
La plus haute magistrate du pays a invité "les autorités concernées à tout mettre en oeuvre pour pallier les retards (...) relevés afin que les deux tours du scrutin se déroulent impérativement avant l'expiration du délai constitutionnel du 27 décembre 2001".
Cette déclaration intervient alors que des rumeurs persistantes font état d'un possible report de quelques jours des dates de ces élections, fixées le 20 août dernier lors d'une réunion de la classe politique gabonaise à la Présidence.
"Des lacunes persistent dans l'organisation et des lenteurs sont enregistrées dans l'accomplissement de certaines formalités substantielles", a indiqué Mme Mborantsuo.
La magistrate a notamment cité les retards pris dans la remise des listes électorales à la Commission nationale électorale (CNE) par le ministère de l'Intérieur, ainsi que dans l'installation de cette commission.
Elle a aussi relevé qu'en dépit de la mise en place de structures paritaires majorité-opposition pour garantir une révision transparente des listes, "la Cour continue d'enregistrer des récriminations des partis politiques et des citoyens sur la manière dont les listes ont été confectionnées".
"Nous émettons le voeu que désormais, dans une démocratie apaisée, le jeu électoral devienne un rite républicain profondément ancré dans les moeurs des citoyens comme dans les réflexes de ceux qui sont chargés de nous gouverner, ainsi que de tous les postulants à une fonction élective", a conclu la présidente de la Cour constitutionnelle, chargée du contrôle des élections.
|