La majorité des partis de l'opposition gabonaise a réitéré ses menaces de boycotter les élections législatives prévues les 9 et 23 décembre prochains, s'affirmant convaincue que les délais légaux pour l'organisation de cette consultation ne seront pas tenus.
Dans un communiqué remis mardi à l'AFP à l'issue d'une nouvelle réunion de concertation lundi soir entre le Premier ministre et des représentants de l'opposition, ces partis "se réservent toujours le droit de ne pas prendre part aux élections et de tout faire pour en empêcher le déroulement".
Ces partis "restent convaincus, affirment-ils, que ces délais (NDLR: fixés par la loi) ne seront pas tenus eu égard" notamment "aux constats effectués par huissier".
Enfin, ces partis "prennent l'opinion nationale et internationale à témoin sur les conséquences imprévisibles qui résulteraient de l'obstination du gouvernement à organiser les élections dans ces conditions".
L'opposition s'inquiète notamment du toilettage des listes électoarles, dont elle estime que "les recours et les contentieux inéluctables ne permettront pas de respecter les dates du scrutin".
Samedi, le gouvernement gabonais avait réaffirmé la tenue des élections législatives aux dates prévues par la Commission nationale électorale (CNE).
Le porte-parole du gouvernement, André M. Mba Obame, avait par ailleurs affirmé que la CNE avait donné des "assurances" pour qu'une "liste électorale fiable" soit disponible "d'ici quelques temps".
Une semaine plus tôt, la coalition de l'opposition avait demandé le report du scrutin, dénonçant le "gonflement" des listes électorales remises par le ministère de l'Intérieur à la CNE et soupçonnant une "manipulation" du fichier électoral par le gouvernement "pour s'assurer la pérennité au pouvoir".
La loi prévoit notamment que les listes électorales soient closes "30 jours avant le scrutin", alors que le premier tour de ces législatives doit se tenir dans moins de trois semaines.
|