Le gouvernement gabonais a réaffirmé la tenue des élections législatives aux dates prévues par la Commission nationale électorale (CNE), les 9 et 23 décembre prochains, selon un communiqué du porte-parole du gouvernement, diffusé samedi par les médias nationaux.
"Comme la CNE a proposé des dates au gouvernement qui les a entérinées", a expliqué M. André Mba Obame, au terme d'une réunion, dans la nuit de vendredi à samedi, entre une partie de l'exécutif gabonais et les représentants de treize partis de l'opposition.
Cette rencontre, qui visait à examiner la récente requête de l'opposition pour un report des législatives, a également réuni les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et de la CNE.
"Il n'y a pas de débat au sein de la CNE sur les dates", a souligné le porte-parole du gouvernement, rappelant que cette commission paritaire - incluant des représentants de l'opposition - est la seule habilitée à décider d'un éventuel report.
"Même ceux qui réclament le report continuent à siéger à la CNE", a-t-il souligné.
M. Mba Obame a par ailleurs affirmé que la Commission avait donné des "assurances" pour qu'une "liste électorale fiable" soit disponible "d'ici quelques temps".
Une semaine plus tôt, une coalition de l'opposition avait dénoncé le "gonflement" des listes électorales remises par le ministère de l'Intérieur à la CNE le 31 octobre dernier, soupçonnant une "manipulation" du fichier électoral par le gouvernement "pour s'assurer la pérennité au pouvoir".
"Nous continuons à demander le report du scrutin", a affirmé de son côté samedi le leader d'un des partis de l'opposition.
"Les dates du 9 et 23 décembre ne peuvent pas être compatibles avec le toilettage des listes et la transparence du scrutin", a-t-il ajouté, affirmant qu'aucun délai légal n'est respecté.
La loi prévoit notamment que les listes électorales soient closes "30 jours avant le scrutin", alors que le premier tour de ces législatives doit se tenir dans trois semaines, notent les observateurs.
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