La campagne électorale pour le premier tour des élections législatives, prévu le 9 décembre, s'est ouverte dimanche sur l'ensemble du territoire gabonais, a-t-on appris de source officielle à Libreville. Quelque 807 candidats, parmi lesquels 134 indépendants, vont se lancer dans cette campagne pour le renouvellement des 120 sièges de l'Assemblée nationale, selon la Commission nationale électorale (CNE) interrogée par l'AFP.
Une première liste de 767 candidats, avec autant de suppléants, a été rendue publique le 14 novembre, puis certains dossiers incomplets ont été finalement avalisés par la CNE, tandis que la Cour constitutionnelle a accepté le recours de 6 candidats déboutés, a-t-on appris auprès de la même source.
Les prétendants au poste de député, dont le mandat est de cinq ans, pourront tenir des meetings ou intervenir publiquement jusqu'au 8 décembre à minuit (23H00 GMT), a précisé la CNE.
Certains des 120 candidats de la formation du président Omar Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG, majoritaire avec 89 députés), devaient déjà organiser dès dimanche des réunions à travers le pays.
Une grande tournée de "présentation" des "ambassadeurs du PDG" à travers les neuf provinces du pays, abondamment retransmise par les médias nationaux a déjà eu lieu du 22 octobre au 4 novembre, notent les observateurs.
Les responsables des partis ont commencé à recevoir à tour de rôle depuis mercredi une enveloppe de 25 millions de francs CFA (250.000 FF), selon L'Union pour organiser des réunions.
La majorité des partis d'opposition ont cependant annoncé depuis le 10 novembre leur intention de boycotter les législatives en raison d'un "gonflement", selon eux, des listes électorales.
La CNE a néanmoins réaffirmé vendredi la tenue des deux tours du scrutin aux dates prévues, garantissant un nouveau "toilettage" des listes électorales d'ici le 3 décembre et la redistribution de nouvelles cartes d'électeurs.
Dans une intervention radiotélévisée samedi soir, le président Omar Bongo a lancé une mise en garde aux opposants qui prônent le boycott.
"Je ne permettrai à personne d'entraver la bonne marche de cette campagne (....) Il s'agirait là d'une attaque contre l'unité nationale (...) Cela, je ne le permettrai pas", a notamment affirmé le chef de l'Etat gabonais.
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