Une dizaine de partis politiques de l'opposition gabonaise ont annoncé lundi vouloir se retirer de la Commission nationale électorale (CNE), chargée de l'organisation des législatives des 9 et 23 décembre prochains, et de suspendre immédiatement toutes leurs candidatures. "Nous avons décidé la suspension de tous nos commissaires à la CNE (...) à compter du mardi 27 novembre, ainsi que la suspension immédiate de toutes les candidatures dans toutes les circonscriptions électorales où les partis de l'opposition ont présenté des candidats", a indiqué à l'AFP le président de l'un des partis d'opposition, Pierre Mamboundou.
"Nous allons également demander à la CNE le retrait des bulletins de vote de tous les candidats de l'opposition", a ajouté M. Mamboundou, président de l'Union du peuple gabonais (UPG).
Ces décisions, prises dans la soirée de dimanche au cours d'une réunion de l'oppos)tion, n'ont pas été adoptées pas le Rassemblement national de Bûcherons du maire de Libreville, Paul Mba Abessole, (RNB/RPG), ni par le Parti social démocrate (PSD) de Pierre-Claver Maganga Moussavou.
Trois autres partis étaient également absents de cette réunionet FAR).
Dans l'assemblée nationale sortante, la majorité présidentielle disposait de 97 députés sur 120.
L'opposition gabonaise avaient déjà à plusieurs reprises annoncé son intention de boycotter les prochaines législatives en raison du manque de "transparence électorales", notamment sur la question des listes électorales qu'elle juge artificiellement "gonflées".
Son retrait de la CNE et de ses structures au niveau provincial, départemental et communal répond aux critiques du gouvernement gabonais qui soulignait qu'aucun débat sur un éventuel report du scrutin n'était à l'ordre du jour au sein de ces commissions paritaires majorité-opposition.
Le président gabonais Omar Bongo avait de son côté lancé une mise en garde à la veille de l'ouverture de la campagne électorale, dimanche, aux opposants qui prônent le boycott.
"Ils veulent nous forcer la main", a commenté M. Mamboundou, regrettant que le président de la République n'ait pas voulu repousser les élections "pour donner du temps au nettoyage des listes électorales".
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