François Engongah Owono a été installé hier par le Premier ministre, chef du gouvernement Jean-François Ntoutoume Emane au cours d'une cérémonie sobre.
MINISTRE délégué auprès du ministre d'Etat, chargé de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement rural, François Engongah Owono, nommé il y a une semaine jour pour jour, par un décret du président de la République, a officiellement pris ses fonctions, hier lundi 18 novembre devenant concrètement ainsi le quarantième membre du gouvernement.
C'est le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean-François Ntoutoume Emane, qui a lui-même procédé. à l'installation dans ses nouvelles fonctions de ce ministre entrant, en se prêtant au rituel consistant à le faire asseoir de façon symbolique dans son nouveau fauteuil, au cours d'une sobre cérémonie, à laquelle ont aussi pris part certains ministres ayant tenu à féliciter de vive voix leur nouveau collègue.
Mis à part leur présence dans la salle des conférences du nouvel immeuble abritant quelques services du ministère de l'Économie, des Finances, du Budget et de la Privatisation sur le boulevard Triomphal, on a noté en très bonne place aux premières loges, celle de ses compagnons politiques du courant des 'rénovateurs" auquel le nouveau ministre appartient. Étaient présents en grand nombre, enfin, de nombreux cadres woleu-ntemois,-en particulier les natifs de la ville d'Oyem dont il est également le député.
Ainsi, le moins, qu'on puisse retenir d'emblée au sujet de cette installation, c'est qu'elle n'a pas donné lieu au show politique" festif que l'on avait beaucoup critiqué dans l'opinion quand il s'était agi d'installer les autres ministres à la cité de la Démocratie dans le contexte de crise économique et sociale qui sévissait déjà il y a de cela onze mois, et qui demeure en réalité la quadrature de cercle pour le cabinet Ntoutoume Emane II.
Cependant, .il y a eu un échange de paroles aimables entre le Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane et le ministre entrant. Le chef du gouvernement a comme en pareilles circonstances vante les qualités et la valeur intrinsèque du promu en faisant l'éloge de son expérience politique faite plus de hauts que de bas.
"Vous avez été a l'école de la présidence de la République", a lancé le Premier ministre en expliquant qu'il y voit pour tout dire un gage de loyauté à l'égard du chef de l'Etat et de notre régime".
Par ailleurs, s'il est autre chose d'essentiel dans le discours du Premier ministre c'est le fait d'avoir insisté pour dire qu'il voit surtout en cela un gage d'efficacité" dont a réellement besoin l'action gouvernementale. Les plus sceptiques pourraient trouver à redire sur cette quête, avec l'entrée de ce ministre dans un cabinet à quarante, comme c'est le cas. Soit.
Mais ce qu'il faut bien savoir c'est qu'il fallait étoffer un département ministériel comme celui de l'Agriculture en proie à d'énormes difficultés et on attend des réformes dans une secteur appelé à constituer l'alternative au déclin de la production pétrolière et des recettes budgétaires.
Ceci étant, c'est en pensant à la situation dans ce ministère qui a besoin, entre autres, qu'on redéfinisse un meilleur système de financement et un cadre institutionnel approprie à ce secteur où le défi de la sécurité alimentaire reste entier, que le Premier ministre a tenu à évoquer cet objectif essentiel que tarde à avoir l'action globale déployée envers les populations.
En réponse, le ministre délégué Engonah Owono a fait acte d'humilité en donnant l'impression de dominer son retour aux affaires après de longues années d'interminables difficultés politiques auxquelles lui-même a reconnu avoir été confronté.
Tout de suite, il a donc tenu à remercier le président de la République pour "cette confiance renouvelée" à son égard avant de promettre qu'il se tient prêt a apporter sa "modeste contribution" à l'ouvrage. Visiblement, il sait que la tâche sera ardue, et c'est ce qui explique qu'il ait demandé à ses collègues de l'accepter en leur sein. Revêtant enfin sa veste de député, il a ajouté que "cette confiance" l'est également à l'égard des populations de sa ville, voire de toute la province septentrionale. Ces propos qu'il a tenus ont été chaudement ovationnés par ces populations rassemblées à cette occasion.