Les partisans de l'honorable André Mbourou ont fait cette concession en l'absence de leur mentor. La hache n'est pas pour autant enterrée.
LES cadres provinciaux du Parti gabonais du progrès (PGP) et les candidats déclarés aux élections locales dé cette formation politique de l'opposition étaient en conclave, avant-hier soir, autour de leur leader charismatique, opposant de Ion date au régime du président Bongo, Pierre-Louis Agondjo Okawé. Il était principalement question, au cours de cette rencontre marathon, qui s'est tenue de 18 heures à 2 heures du matin, de désigner le candidat PGP à la mairie centrale et de traiter des problèmes liés aux listes des candidats dans les arrondissements. La réunion a eu lieu au siège du parti, à l'abri des regards des journalistes. On l'avait dit (voir article ci-dessus) que la presse n'était pas en odeur de sainteté auprès des pégépistes.
Mais de sources dignes de foi, on a appris qu'après d'âpres discussions, les défenseurs de l'honorable André Mbourou auraient retiré, en l'absence de ce dernier, sa candidature dans la course pour l'Hôtel de Ville. Du coup, l'homme de Likouala et député-maire de Port-Gentil reste le seul porte-flambeau du PGP pour la mairie centrale. Sous réserve, il est vrai, que le troisième vice-président de la Chambre des députés vienne confirmer la décision des siens.
Reste à résoudre le problème du choix de la tête de liste dans le 2e arrondissement. Il semble que le maire Jean-Rémy Pambo bénéficierait, auprès des militants et des notables de ce siège et d'ailleurs, de plus de soutien que l'honorable Mbourou. Surtout dans le 4e arrondissement où M. Essonghé aurait déjà déposé sa liste indépendante à la Commission communale électorale (CCE). Ce qui pourrait affaiblir Jean-Remy Pambo. Mais il faut dire que le ler et le 3e arrondissement sont à l'abri de ces troubles politiques violents et profonds qui secouent actuellement le PGP.