Le divorce est désormais consommé entre Pierre-Louis Agondjo Okawé et André Mbourou.
PLUS rien, semble-t-il, ne pourra rapprocher les points de vue du camp du député-maire de la commune de Port-Gentil, Pierre-Louis Agondjo Okawé et celui de l'honorable André Mbourou. En tout cas, pas avant le scrutin du 29 décembre prochain.
La réunion du mardi 26 novembre deernier, au cabinet d'avocat du premier magistrat de l'île Mandji n'a pu aplanir les divergences qui opposent le leader maximo du Parti gabonais du progrès (PGP) au troisième vice-président de la Chambre des députés. D'aucuns pensaient que la concession faite par les partisans de l'élu du 2e siège, celle de retirer la candidature de André Mbourou de la course à l'Hôtel de Ville de Port-Gentil allait enfin ramener la sérénité dans la maison PGP. Il n'en est rien. Bien au contraire, le fossé s'est davantage élargi entre les deux parties. La tension est montée d'un cran. Et si on n'y prend garde, elle pourrait, à tout moment, aboutir à de regrettables scènes qui n'honoreraient ni leurs auteurs ni le parti, et partant, le pays. Il y a eu un déglacement des valeurs au point qu'on vit une saison d'anomie.
Au cours de la réunion, d'avant-hier, l'honorable André Mbourou - présent cette fois -; et son groupe auraient claqué la porte afin de protester contre l'idée soutenue par quelques militants d'écarter le député PGP du 2e arrondissement. "C'était trop nous demander", tranche l'un d'eux.
Aux dernières nouvelles, c'est la liste de Jean-Rém Pambo qui est reconnue par le parti. Or, l'honorable André Mbourou rencontré dans les couloirs du gouvernorat, précisément à la Commission communale électorale (CCE), accompagné de Georges Ndong, jean-Paul Wora, Jean-Blaise Moussavou Maganga, a déclaré que c'est la liste qu'il conduit qui est celle du parti. Parce que, soutient-il, elle a été retenue par un Conseil d'arrondissement. Il considère comme "informelle" les réunions tenues lundi et mardi. "Elles n'ont aucun pouvoir décisionnel", affirme-t-il. Des arguments que balaie d'un revers de la main un pro-Agondjo, qui estime que le PGP est en crise dans la commune et, par conséquent, il était nécessaire de mettre en place des instances d'exception. Dans la mesure où le président du parti, le président provincial et les autres organes de base étaient là. A là CNE de démêler l'écheveau le moment venu.
Les partisans de Mbourou ont pris les devants, en déposant, avant la réunion, leur liste et ont payé la caution au nom du PGP. Hier, Agondjo Okawé aurait réagi, en écrivain à la CCE pour lui faire savoir que la liste qu'elle détient n'est pas celle du parti. Jean-Paul Wora a déclaré qu'il est prêt à battre campagne contre Agondjo, dans le 3e arrondissement, pour le déstabiliser. "C'est lui qui nous déstabilise dans le 2e arrondissement, il faut qu'on le déstabilise aussi", a-t-il dit.
Au PGP, c'est désormais la guerre ouverte entre certains militants et le chef.