Pour mesurer le succès politique qui se dessine à l'occasion des du quarante troisième anniversaire de la fête nationale à Mouila, il nous a suffi de nous promener à travers la ville, tard dans la nuit de mercredi 13 août, et de nous rendre compte de l'intérêt et de la curiosité que suscitent auprès des populations locales les joyaux architecturaux que représentent les nouveaux buildings construits à cette occasion.
On comprend mieux ainsi, à quel point ces populations étaient en attente de signaux politiques traduisant l'attachement des plus hautes autorités de l'Etat au développement de la ville de Mouila. Des prémisses d'essor, avaient été engagés, il y a 34 ans, lorsque la capitale provinciale de la Ngounié avait été l'hôte du 17 Août 1971. Le symbole de cet anniversaire, à l’époque, fut le pont sur le fleuve Ngounié, ayant permis le brassage entre les peuples situés sur les deux rives. Est-ce à dire que depuis lors, rien n'a plus été réalisé? Non.
Cependant la ville a accusé un réel retard. Aujourd'hui, quand on demande aux populations les causes de cette stagnation, elles n'accusent pas l'Etat, encore moins le gouvernement. Pour elles, c'est le défaut d'unité politique des fils de cette contrée, qui se sont complu dans des luttes de leadership.
Moins que le bien-fondé de cette réponse, ce qui frappe c'est la douleur partagée qu'ont engendrée ces affrontements dans l'arbitrage desquels s'est fort heureusement impliqué le chef de l'Etat. A l'évidence, a leurs yeux, cette unité doit constituer le cadre naturel de l'action collective. Dans la conduite de ce dossier du 17- Août 2003, un effort considérable a été consenti par les élites politiques locales pour taire leurs rivalités. Parlementaires, ministres et élus locaux ont, de façon consensuelle et adhésive, accompli un travail préliminaire probant à travers de multiples réunions, où ils ont su accorder la plus haute priorité à de simples projets réalisables par l'enveloppe des 25 milliards dégagés au budget de l'Etat. Par exemple, les multiples résidences des hôtes de marque...
Ceci, ajouté aux réalisations privées octroyées à titre. gracieux par le président de la République pour hâter ce succès politique prévisible. En attendant le jour, néanmoins, force est de reconnaître que les responsables politiques de G4, n'ont pas eu trop de mal à s'accorder sur la Planification stratégique de leurs besoins. Dans le fond, ils se sont fondés sur le programme authentique qui devait servir pour les préparatifs de ces mêmes festivités que la ville de Mouila aurait pu accueillir, si le pays n'était pas aux prises, avec une grave crise économique et financière en 1984 déjà. Toujours est-il, que ce programme ambitieux d'embellissement de l'époque, fut amorcé sur le terrain. Et delà le rôle moteur des routes qui assurent la fonction de rapprochement des infrastructures sociales de base des citoyens, avait été pris en compte.