Pour les compagnons d'Agondio 0kawé, la tenue du scrutin d'hier qui voit la candidate Amélie Bibalou Boussougou élue avec huit voix contre zéro, ne s'explique pas.
LE second tour des élections partielles sénatoriales au 4e arrondissement de Port-Gentil, la capitale économique du pays a été marqué hier par le refus des conseillers du Parti gabonais du progrès (PGP), formation de Pierre-Louis Agondjo Okawé, de prendre part au vote. Et la victoire de la candidate du parti de Paul Mba Abessole.
Jusqu'à la fermeture des bureaux à 18 heures, alors que les huit 8 conseillers du Rassemblement pour le Gabon (RPG) avaient, vers 11 heures, fini d'accomplir leur devoir civique, les sept (7) autres du PGP, ne se sont pas présentés sur les lieux du vote.
Une absence assimilée à un boycott de ce tour qui n'a concrètement pas empêché la Commission nationale électorale provinciale de procéder, conformément aux dispositions légales, au décompte final.
Résultat : La candidate du parti de Paul Mba Abessole, erpegiste Amélie Bibalou Boussougou sort vainqueur de ce vote avec 8 voix contre zéro à son adversaire du PGP, JeanBlaise Moussavou Maganga. Un résultat qui sera rendu Clic dès la fermeture du bureau par le gouverneur de province, joseph Ikamba. Ils devront être confirmés par le ministre de l'Intérieur et proclamés officiellement par la Cour constitutionnelle, bien évidemment, sous réserve du contentieux électoral.
La non participation des conseillers progressistes à cette consultation s'expliquerait, selon un de nos correspondants à Port-Gentil, par le fait, selon le PGP, que le scrutin organisé dimanche dernier n'avait pas sa raison d'être. Pour soutenir leur refus de prendre part au vote, les responsables de cette formation politique arguent que deux tours avaient déjà été organisés dans le cadre de ces partielles.
En effet, le collège des grands électeurs de cette circonscription électorale avait été convoqué le 27 juillet dernier pour élire le sénateur. Malgré la présence des conseillers municipaux du PGP sur les lieux du vote, le scrutin n'avait pu se tenir en raison de ce que leurs collègues RPG qui n'avaient pas vu leurs bulletins, ont empêché la tenue du vote.
ETONNEMENT • Puis, le 3 août dernier, lors du vote qui se présentait comme l'ultime sur ce siège puisque le Parti du Rassemblement détient la majorité, la séquestration, selon certaines sources, du conseiller RPG Manfoumbi, n'a pas permis à la majorité des e lecteurs de se prononcer pour la candidate Amélie Bibabou Boussougou, la mieux placée pour s'imposer. Les deux candidats ayant totalisé chacun sept (7) voix sur quinze (15) conseillers municipaux.
Ce résultat semblait dans tous les cas satisfaire les élus progressistes résolus à tirer protit de la disposition légale favorisant en cas d'égalité parfaite le candidat le plus âgé. Ce schéma n'a as été retenu par les juges de la Cour constitutionnelle.
Au moment où les deux formations s'attendaient à ce que la haute Juridiction se saisisse du cas de violence consécutif à la séquestration du conseiller du parti de Paul Mba Abessole, les compagnons de Pierre-Louis Agondjo Okawé, qui semblent résolus à prendre ce siège de sénateur pour passer à deux représentants, avec Emilienne Evila, au sein de la Haute chambre du Parlement, mai leur étonnement. D'ou fus d'hier de participer à ce qui s'apparente, selon eux, à un troisième tour.
Reste qu' arithmétiquement, le PGP qui dispose de 7 conseillers ne peut guère s'imposer sur ce siège du 4e arrondissement de la ville pétrolière acquis au Rassemblement pour le Gabon. Cette formation en a fait son bastion à Port-Gentil depuis 1990, puisque les bûcherons y disposaient déjà de nombreux élus locaux. Mieux encore, contrairement aux trois autres arrondissements qui compte des députés PDG et PGP, c'est de celui-ci qu'est issu le seul député RPG de cette ville, en la personne de Jean-Philippe Doukaga.
Au terme du scrutin d'hier dimanche, et à moins d'une remise en cause des résultats ut surtout du vote, le Sénat comptera désormais neuf élus du RPG. On peut, raisonnablement penser qu'on arrive au terme du feuilleton électoral aux apparences d'un bras de fer que se sont livrés les conseillers des deux formations politiques engagées dans cette bataille pour le siège de sénateur du 4e arrondissement de Port-Gentil.