Me Pierre-Louis Agondio Okawé, le leader de ce parti de l'opposition, souhaite, entre autres, que la classe politique se retrouve afin de débattre des modifications de certains articles de la Constitution.
A la faveur d'une déclaration de presse faite hier au siège de son parti, à Likouala, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé a dit comprendre le souci du chef de 'Etat, Omar Bongo de rechercher une trêve sociale au moment où le pays traverse une crise financière importante. Toutefois, le PGP pense que les conditions d'une trêve sociale ne sont pas pour l'heure réunies. En conséquence, il demande à1 ensemble des travailleurs de se mobiliser afin de faire des négociations engagées avec l'Etat, un forum sur les problèmes économiques, sociaux et culturels du Gabon.
Au nom de sa formation politique, membre de l'opposition "responsable" incarnée par lui-même, Me Agondjo Okawé s'est dit conscient de la nécessité d'améliorer les finances publiques de notre pays. Mais pense tout de même que "cette amélioration ne peut être possible que si la classe politique nationale envoie des signaux forts au peuple gabonais en général, et aux gestionnaires publics en particulier".
Ainsi, pour le Parti gabonais du progrès, le principal signal de la trêve sociale souhaitée par le président de la République, passe t-il par la réduction du nombre de parlementaires et de membres du gouvernement de la République. Le PGP estime que la réduction du nombre de parlementaires et de ministres pourra permettre au pays de réaliser des économies substantielles. Une idée déjà émise par les syndicats lors de l'ouverture des discussions à la cité de la Démocratie.
L'assainissement des finances publiques, c'est aussi l'application de la loi 15/96 relative à la décentralisation dont Me Agondjo Okawé a aussi demandé l’application intégrale. Entendu que "l'indisponibilité des textes d'application fait que l'Etat paie les salaires des responsables de certaines Collectivités locales pour plus de 2 milliards par an (...) et pourtant, la Collectivité locale est une personne morale de droit public distincte de l'Etat, dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière" a t’il souligné en substance.
SITUATION NOUVELLE
• Le Parti gabonais du progrès s'est aussi prononcé à propos de la révision constitutionnelle de juillet dernier. Il dit avoir pris acte de celle-ci. Et plus particulièrement de son volet électoral. Seulement il s'étonne du fait que les véhicules achetés pour les élections 2002 n'aient pas été restitués "jusqu'à ce jour". "Alors vrai problème financier ou simple alibi" s'est interrogé Me Agondjo Okawé.
Celui-ci croit par ailleurs que le changement de mode de scrutin, consacré par la modification de quelques articles de notre Constitution, crée une situation nouvelle qui exige que l'ensemble de la classe politique se retrouve pour en parler. D'ores et déjà, le parti progressiste propose qu’en dehors du scrutin présidentiel, qu'on passe du scrutin uninominal au scrutin de listes afin aux dires de Pierre Louis Agondjo Okawé, "que les intérêts de chaque parti politique soient réellement sauvegardés".
Dans son propos liminaire, le PGP "s'associe " à la consternation du deuil de Massika et estime que cet accident pose pour la énième fois le problème de l'insécurité routière du fait de l'inadaptation de notre réseau routier au trafic lourd. Face à cette problématique, le progressiste en chef propose que le trafic routier soit dorénavant réglementé. Mieux, que les exploitants forestiers se regroupent pour construire, pourquoi pas, des axes routiers lourds pour le transport de (leur) bois. De plus, que chaque grumier soit en priorité muni d'un gyrophare comme c'est le cas pour les transports exceptionnels.AUDIT • Mais dans tous les cas, le PGP croit que l'Etat se doit de mener une réflexion approfondie à même de privilégier le cabotage des grumes des zones non desservies par le Transgabonais afin de réduire insécurité routière.
Vous avez dit solidarité ? Le PGP pense que celle-ci passe aussi par l’augmentation du Smig, la révision de notre mercuriale qui fait de notre pays l'un des Etats les plus chers au monde etc. Le leader du PGP s’est enfin "étonné de constater que le chef de l'Etat n'a as fait, four la première fois depuis août 2000, allusion au Forum sur la refondation de l'Etat auquel il a invité l'ensemble des forces vives de la nation". Pour lui, est-ce que cela voudrait dire que cette rencontre n'est plus d'actualité ?
Auparavant, il a félicité la "franchise" avec laquelle le chef de l'Etat a traité la situation sanitaire du pays. Disons à ce sujet que le peuple gabonais a pris acte de la reconnaissance par la plus haute autorité de l'Etat, du recul du système sanitaire national. Aussi, tout comme ledit peuple, les hiérarques du Parti gabonais du progrès disent attendre avec "impatience" les résultats de l'audit annoncé par le chef de l'Etat. Et espèrent que celui-ci va contribuer à l'amélioration du la situation générale de ce secteur si sensible de la vie de la nation.