Marthe Mondoloni, dirigeante du pari mutiel urbain (PMU° au Gabon et proche de l'ancien ministre conservateur français Charles Pasqua, a été mise en examen (inculpée) mardi soir à Paris dans l'enquête sur le financement présumé illégal de la campagne européenne de M. Pasqua en 1999, a indiqué à l'AFP son avocat Me Philippe Dehapiot. Elle a été mise en examen pour "financement irrégulier de campagne électorale" et "complicité de corruption active" par le juge Philippe Courroye et laissée libre sous contrôle judiciaire avec notamment une caution de 500.000 euros, selon son avocat.
Elle peut quitter la France pour regagner le Gabon, où elle réside. Il lui est en revanche interdit de rencontrer plusieurs personnes impliquées dans le dossier, selon son avocat.
Marthe Mondoloni avait versé en juin 1999 7,5 millions de francsmillion euros) pour financer la campagne européenne de M. Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle de 2002. Elle était en position inéligible sur sa liste.
Sur ces 7,5 MF, seuls 5 millions (760.000 euros) ont été remboursés. La justice soupçonne donc que les 2,5 MF (380.000 euros) restant étaient des dons. Or le code électoral interdit des dons d'une telle importance pour financer une campagne électorale.
La défense de Marthe Mondoloni assure au contraire qu'il ne s'agit pas d'un don mais d'un prêt pour le congrès fondateur du RPF, le parti de M. Pasqua.
Le père de Marthe Mondoloni, l'homme d'affaires Michel Tomi, également proche de Charles Pasqua, avait été mis en examen fin janvier dans ce même dossier.
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