L'Ambassadeur du Gabon, en poste à Paris depuis quelques trois hivers seulement, S.E. Jean-Marie ADZE (JMA), un proche du Président Omar Bongo Ondimba, fait actuellement l'objet d'une campagne de dénigrement, dont le but est de détourner l'intérêt du chef de l'Etat pour, disent ses proches, le dynamisme insufflé à Paris par le nouveau locataire des lieux. Ambiance.
Les récents voyages à Paris du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba et les avis fort élogieux des spécialistes de la coopération franco-gabonaise auxquels il faut ajouter un regain d'activités des Gabonais de France sont généralement considérés, dans les milieux informés, comme procédant de la volonté du président Bongo de sortir l'Ambassade du Gabon à Paris de la léthargie dans laquelle elle s’était enlisée.
Selon nos sources, les Gabonais de France le disent tout haut : depuis peu, ça bouge enfin sur la place Paris du côté de l'Ambassade où règne un vent de renouveau. A telle enseigne que tous ceux, nombreux étudiants et autres usagers ne se pressaient plus pour se rendre à la Représentation diplomatique gabonaise se sont réconciliés avec la Maison du Gabon. Selon ces mêmes sources, il n'en fallait pas davantage pour susciter convoitises et ressentiments. Pour soutenir cette dynamique mise en musique par Jean-Marie Adzé sur les instructions de ses supérieurs hiérarchiques, un « lifting » au niveau des membres de la Représentation est apparu nécessaire.
Derrière la série d'articles contre Jean-Marie Adzé se dessine toute une stratégie visant le contrôle de l'Ambassade du Gabon en France, en cette période capitale de l'évolution politique du Gabon. Seulement voilà, soutiennent nos sources, la perspective de l'élection présidentielle prévue en décembre 2005, la place et l'influence de Paris, réelle ou supposée sur la marché et la conduite des Affaires du Gabon, font du locataire du 26 bis, Avenue Raphaël, un témoin privilégié et envié par tous ceux qui rêvent d'un destin national et qui naturellement conspirent pour avoir à Paris son homme de paille ou un honorable correspondant.
Principal interlocuteur de la plus importante communauté gabonaise à l'étranger (plus de 6000 âmes), et interface obligée avec notamment la France politique et économique, l'ancien directeur de cabinet civil du président Bongo a le profil de l'emploi. D'abord une exceptionnelle expérience politique et diplomatique acquise, plus d'une quinzaine d'années, à l'ombre du « Doyen » des Chefs d'Etat de la sous région.
Terrain miné
En quelques années de présence dans la capitale française, il a démontré un réel bagout et beaucoup d'autorité pour débusquer les intrigues et remettre au travail le personnel diplomatique affecté à Paris. En effet, il s'avère que l'Ambassade du Gabon, bon an mal an, était devenue une annexe de la Pitié Salpetrière, avec sa cohorte de diplomates en « affectation sanitaire » lorsqu'on n'y était pas grâce à la volonté de ses mentors politiques auxquels certain collaborateurs devaient, systématiquement, solliciter les avis, avant d'exécuter les instructions de l'Ambassadeur.
Il va sans dire que dans la lutte à « fleurets mouchetés » qu'on se livre, pour la succession au pouvoir suprême, Paris représente un enjeu politique de premier ordre et la présence toute vigilante et active de ce fidèle du président de la République constitue une source de tourments pour tous les prétendants qui voient en Jean-Marie Adzé, très proche du président Omar Bongo, un témoin gênant, pour leurs très souterraines opérations parisiennes. Dans un tel contexte, Jean-Marie Adzé avance en terrain miné.