Le Conseil des ministres gabonais réuni jeudi a réitéré dans un communiqué paru ce vendredi dans la presse locale, «la mise en alerte maximum du système de surveillance épidémiologique» sur toute l`étendue du territoire national.
Dans la passé, le virus de Marburg avait été signalé au Zimbabwe, au Kenya et en République démocratique du Congo (RDC). Le virus de Marburg a été identifié en 1967, alors que des travailleurs en laboratoire en Allemagne et en Yougoslavie avaient développé une fièvre hémorragique virale aiguë après avoir été en contact avec des singes verts d`Afrique importés d`Ouganda.
Ce virus avait refait surface en 1975, chez un voyageur qui aurait été exposé au virus au Zimbabwe. Le voyageur a transmis le virus à son compagnon de voyage ainsi qu`à une infirmière qui le soignait pendant son hospitalisation en Afrique du Sud.
Le voyageur est mort de la maladie, mais son compagnon de voyage ainsi que l`infirmière ont survécu, rappelle t-on.
Comme pour l`épidémie de fièvre hémorragique de type Ebola, les épidémiologistes sont contraints de faire cesser des pratiques traditionnelles, y compris le lavage rituel des cadavres, qui favoriseraient la propagation de l`épidémie non encore contenue en Angola.
La fièvre hémorragique de type Ebola a déjà tué une trentaine de personnes à Mékambo, au nord-est du Gabon et dans des villages frontaliers du Congo-Brazzaville, depuis son apparition au début du mois de décembre 2002.
La fièvre hémorragique fut identifiée au Gabon, pour la première fois en 1994, et des flambées de fièvres se sont produites en février et en juillet 1996, faisant 86 victimes.
Le virus Ebola fait toujours partie des virus sous haute surveillance en Afrique centrale, et particulièrement au Gabon. Depuis 1976, date à laquelle le virus Ebola a frappé pour la première fois, il réapparaît aussi mystérieusement que régulièrement en Afrique centrale.
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