Ces assises, en présentant les avantages liés à la chirurgie laparoscopique, ont principalement le mérite d'impulser une réforme du milieu médical national.
Pour le ministre délégué à la Santé publique, André Christ Nguembet, ce congrès placé sous le haut patronage du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, s'inscrit dans la stricte application du Pacte national de solidarité et de développement, dans le chapitre de la Santé publique. Cette conférence, selon lui, devra servir au renforcement des structures sanitaires, la mise à disposition des équipements technologiques de pointe, la formation et le perfectionnement multidisciplinaires du personnel de santé. «La tenue de ces assises est d'un apport considérable, en ce sens qu'elles permettront l'amélioration dés performances des plateaux techniques de nos structures hospitalières et les compétences des médecins», a-t-il indiqué. 'fout en reconnaissant que« la vidéo-endoscopie chirurgicale centrée sur une nouvelle technique assistée par vidéo est un progrès pour nos médecins qui pendant longtemps ont utilisé la chirurgie traditionnelle. Ils devront donc apprendre à réaliser des opérations dans un espace clos. »
Le directeur général du Centre hospitalier de Libreville (CHL), le Pr Romain Tchoua, pour sa part, a affirmé que cette conférence sur la chirurgie laparoscopique souligne le besoin de tourner également les regards vers les chirurgies de la cage thoracique, orthopédique, urologique, vasculaire, etc. Cela, tout en «assurant des soins aux patients de meilleure qualité et de moindre coût» a-t-il déclaré. Le choix du CHL par le ministère de la Santé publique et l'École européenne de chirurgie laparoscopique, pour l'organisation de ces assises a permis de révéler que des opérations en coelio-chirurgie y étaient effectuées depuis peu Plus précisément depuis le 26 novembre 2003. L'unique bémol étant que cette pratique n'est pas encore répandue et, par conséquent, peu connue du grand public.
Il a également rendu un vibrant hommage au président de la Ré~oblique, Omar Bongo Ondimba, qui ne ménage aucun effort pour que «le Centre hospitalier de Libreville demeure la vitrine du système de santé gabonais.» Pour preuve, les travaux de réhabilitation qui donneront un tout autre visage au CHL. Il en est de même pour les équipements biomédicaux qui renforceront progressivement le plateau technique.
Par delà les allocutions des précédents intervenants, le directeur de l'École européenne de chirurgie laparoscopique, Guy Bernard Cadière, s'est attaché à expliciter ce nouveau procédé chirurgical. «Grâce à lui, on peut désormais tout faire au niveau de l'abdomen», a-t-il résumé. Avec un minimums de risque pour le patient. Et pareillement moins de complications pariétales (c'est-à-dire liées à la paroi de l'abdomen), avec une réduction de la douleur et des infections. Ce qui se comprend par l'absence des larges ouvertures pratiquées sous l'ancien mode opératoire.
Au-delà des avantages pour le patient (coûts de santé moindres, réduction des complications post opératoires, rétablissement plus rapide, etc.) et le milieu hospitalier (baisse de la consommation de consommables dont les compresses, taux d'exposition amoindri au VIH/sida pour les chirurgiens et le personnel soignant, etc.) subsistent néanmoins quelques problèmes. En effet, pour Guy-Bernard Cadière, le coût du matériel (notamment 20 millions de francs CFA pour la "colonne"), la maintenance, l'enseignement et la formation demeurent des écueils à surmonter pour de nombreux pays africains souhaitant utiliser cette technique.
Ce 1er congrès de télémédecine et chirurgie laparoscopique digestive s'achève le 2 décembre prochain (et non plus le 3 décembre comme initialement annoncé par les organisateurs).