La directrice exécutive de cet organisme onusien, Thoraya Ahmed Obaid, en séjour à Libreville dans le cadre de la conférence du réseau des femmes ministres et parlementaires s'est engagée à financer le projet PSSR/AJ et à intensifier l'action de son agence au Gabon.
THORAYA Ahmed Obaid, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) et secrétaire général adjoint de l'ONU en visite au Gabon dans le cadre de la 6e conférence régionale des femmes africaines ministres et parlementaires a eu mercredi dernier, un débat avec les jeunes au siège du Projet de la santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et des jeunes (PSSR/AJ), situé à l'ancienne case d'écoute au quartier Derrière-la-prison. Cet échange s'est déroulé en présence du secrétaire général du ministère de la jeunesse et des sports, Michel Kiki M'bou, du représentant tant au Gabon du Fnuap, Fidelis Zamachi et d'autres personnalités.
La pandémie du VIH/Sida a dominé cet échange au cours duquel le secrétaire général adjoint de l'Onu a d'abord tenu à écouter les uns et les autres, notamment le directeur national du PSSR/AJ, Georges Mpaga, et le représentant des pairs éducateurs, Axelle-Dzikongo. La mise en place au Gabon d'un projet en faveur des adolescents et des jeunes dans un domaine aussi important que celui de la santé de la reproduction réside dans l'opportunité donnée à ces derniers d'encadrer d'autres jeunes par la formation des pairs éducateurs. «Nous tenons à remercier sincèrement l'Unfpa pour avoir accepté de soutenir cette heureuse initiative en faveur de la jeunesse gabonaise», a dit la jeune Dzikongo.
Estimés à 400.000 personnes environ au Gabon, les jeunes et adolescents constituent un groupe vulnérable, très souvent exposé à divers problèmes tels que la déscolarisation, la discrimination sociale, les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida. De ce fait, ils ont partagé leurs préoccupations avec leur hôte. Parmi celles-ci le manque de centres d'information en santé de la reproduction à travers le pays - le seul existant à Libreville étant déjà saturé-.
«Nous profitons de cette tribune pour lancer un plaidoyer afin de rendre opérationnelle les autres structures qui ont été gracieusement mise à notre disposition par le ministère de la Culture et des Arts», a dit la paire éducatrice dont l'autre préoccupation demeure le financement en faveur du projet par le Fnuap qui prend fin cette année alors que les problèmes des jeunes restent d'actualité. «Nous demandons à l'UNFPA de ne pas laisser tomber le bébé, alors qu'il commence à peine à marcher.»
COMPORTEMENTS À RISQUES. La troisième préoccupation est une réflexion sur la nécessité de développer à l'intérieur des centres d'information, d'autres activités qui auront la vocation d'attirer non seulement les filles mais aussi les garçons, pour renforcer leur amour-propre, accroître leur pouvoir de décision et diminuer plus de comportements à risques, a souhaité la paire éducatrice.
Quant à Georges Mpaga, il a indiqué «le miracle ne réglera pas les problèmes de la jeunesse gabonaise en matière de santé sexuelle et de la reproduction, mais le RENAPS/AJ est conscient de la gravité de la situation et surtout de la nécessité des interventions qui concourent à protéger notre population cible.» C'est pourquoi, il s'est donné pour objectif, depuis 1997, de faire de la santé sexuelle de la reproduction des adolescents et des jeunes une préoccupation nationale.
En effet, sur les 11,7 millions d'enfants et de cures infectés ou affectés par le VIH/Sida en Afrique subsaharienne, les filles sont les plus touchées par cette pandémie. Soit 1 fille sur 4 de 15 à 19 ans qu i est séropositive, selon les, données du Fnuap de 2002. «Il noirs appartient donc à nous tous ici rassemblés, de réagir en. synergie pour trouver les solutions appropriées a ces questions préjudiciables au devenir de la la jeunesse sur laquelle repose tous les espoirs du Gabon de demain.»
Très sensible aux problèmes posés par les jeunes, Mme Obaid a demandé à la jeunesse gabonaise, représentée par le RENAPS/AJ et plusieurs élèves et étudiants, de chercher à vaincre le mal par une éducation de base faite à la fois par les parents à la maison et les enseignants à l'école. Elle a également reconnu et apprécié le travail fait par le RENAPS/AJ en collaboration avec son organisme, qui reste, d'ailleurs, le principal bailleur. Elle a, par ailleurs, encouragé les pairs éducateurs a continuer dans leur mission d'éducateurs.
S'agissant de la fin du financement du projet par le Fnuap, le secrétaire général de adjoint de l'Onu a fait remarquer que lutter contre le fléau du VIH/Sida ne peut être efficace que si les Africains ont la possibilité de se nourrir, de se loger, de se soigner et de s'éduquer. Ces manquement l'ont donc amené à s'engager en faveur de ce dossier afin d'apporter une solution adéquate aux préoccupations des jeunes. Des propos de nature a rassurer ses interlocuteurs.