Lancée jeudi dernier au Centre hospitalier de Libreville, elle s'étendra dans les jours à venir aux établissements de l'intérieur du pays.
L'INSALUBRITÉ par la faune et par la flore était devenue si préoccupante dans nos centres de santé et hôpitaux de service public, qu'il fallait vite faire quelque chose. Ainsi, et dans le sillage de l'opération de lutte contre l'insalubrité lancée mercredi dernier à Libreville par le Premier ministre, chef du gouvernement, Jean-François Ntoutoume Emane, le ministère de la Santé publique a t-il inauguré; une session d'assainissement et d'hygiène visant notamment à désinsectiser et dératiser ces milieux qui accueillent quotidiennement une foule d'individus.
En lieu et place de Mme Paulette Missambo, occupée par les assises du conseil des ministres, c'est son directeur de cabinet, Eric Dodo Bounguendza, qui s'est chargé de présider la manifestation, en présence du directeur général du Centre hospitalier de Libreville (Chl), Pr Romain Tchoua et de quelques responsables de la tutelle.
M. Bounguendza s'est, à l'occasion, félicité du lancement de cette opération d'assainissement et d'hygiène publique, qui a entre autres missions, de redonner une physionomie admirable et un éclat particulier à nos hôpitaux publics, et partant à toute la cite. "La santé étant un bien précieux, a-t-il souligné, elle ne peut donc pas s'accommoder de tout ce qui peut altérer son plein épanouissement".
L'intervenant a égrené, à la suite du Chl, le chronogramme établi à cet effet par la tutelle. On retiendra par ordre de succession: Melen, l'hôpital de la coopération sino-gabonaise, les centres médico-sociaux de la Peyrie, de Lalala, de Louis, de Glass, de London, d'Okala et d'Awendjé.
Un peu plus tard, a-t-on appris, l'opération s'étendra aux quartiers de Libreville qui ont été retenus, à savoir: Derrière-l'Hôpital (encore appelé la 'Baie des cochons"), Venez-Voir et Derrière-la-Prison qui présentent, signalons-le, un taux d'insalubrité nettement au-dessus de la moyenne, en raison singulièrement de la promiscuité débordante qui y règne, due elle-même au manque d'un schéma urbanistique digne de ce nom.
L'opération en question, de l'avis des responsables du ministère de la Santé publique, est appelée à s'étendre jusqu'au 18 janvier 2005 courant. Par la suite, les directions régionales de santé prendront le relais pour répercuter à l'intérieur de leurs provinces respectives, le travail entamé dans la capitale.
Sous la conduite des techniciens du service d'assainissement et d'hygiène publique, indique-t-on, sera procédé à des séries de dératisations, de désinsectisations et d'épandages de produits chimiques à l'aide de nébulisateurs. Les pesticides ainsi répandus sont destinés à mettre hors d'état de nuire la faune indésirable, notamment mouches, rats, anophèles et autres muridés qui polluent l'environnement des hôpitaux et des résidences.
Notons, pour terminer, que les appareils ci-haut cités, nous a précisé un spécialiste, produisent de la fumée non toxique pour les humains mais asphyxiante pour les espèces visées.