Tout en approuvant la décision de sa tutelle d'organiser les états généraux de la santé, le secrétaire général du Syndicat national des personnels de santé se propose, au préalable, de convoquer les adhérents de son mouvement, ( 18 février prochain) , à une assemblée générale extraordinaire.
«Nous Saluons l'idée du ministre d'organiser les états généraux de la santé, car cette réflexion fera le diagnostic du système sanitaire de notre pays. La santé étant au coeur du développement d'un pays. Si le système sanitaire d'un pays est malade, c'est tout le pays qui est malade. C'est pourquoi, le Synaps adhère à cette idée des états généraux. Nous osons croire que les décisions qui sortiront de ces assises seront appliquées. Le véritable problème de notre pays est l'application des résolutions et des textes issus des forums, séminaires, conférences, etc.
A titre de rappel, le diagnostic du système sanitaire gabonais avait déjà presque été fait en 1999, par le biais du Plan national d'action sanitaire (PNAS), qui a été révisé. Malheureusement, ce grand travail n'a pas connu un début de réalisation. Nous déplorons le fait que les pouvoirs publics n'aient pas mis en place les moyens qu'il fallait. Aujourd'hui, le Synaps craint qu'au sortir des états généraux à venir, le même problème de moyens se pose. Sinon, ce serait regrettable pour notre pays.
Le Synaps invite, toutefois, tous les acteurs de la santé à oeuvrer dans le sens de la réussite de ces assises, car la réduction de la pauvreté passe par l'amélioration de notre système de santé.
A l'endroit de tous les autres départements ministériels impliqués dans les actions sanitaires, à l'instar de ceux des Finances, de la Planification, des Affaires sociales et de la Fonction publique, nous souhaitons qu'ils concourent à l'aboutissement des résolutions qui seront arrêtées au terme de ces états généraux de la santé.
Nous émettons le voeu de voir ces assises mettre également un accent particulier sur, non seulement le malade, mais aussi et surtout, sur le traitement du personnel de santé. Car, à beau crier sur le personnel de santé, celui-ci vit dans des conditions difficiles. Plusieurs agents de santé mettent plusieurs années à travailler sans salaire. Les problèmes de la santé au Gabon sont dus à la mauvaise gouvernance. Nous souhaitons que les prochains états généraux ne ressemblent plus à la multitude des précédents organisés dans la plupart de nos institutions.
Pour terminer, le bureau du Synaps annonce à ses adhérents la tenue, le 18 février prochain, de l'assemblée générale extraordinaire de notre syndicat. Elle aura pour ordre du jour, les états généraux de la santé, la Trêve sociale et son Comité de suivi, enfin, les promesses non tenues jusqu'à ce jour, du chef de l'État.»
À noter que le syndicat des médecins s'est refusé, pour l'instant, à réagir par rapport à ce projet d'états généraux de la santé.