Le programme, financé par la Banque africaine de développement, à hauteur de 500 000 dollars US, dans le cadre d'une aide humanitaire, s'étendra sur douze mois dans trois régions du pays: Ogooué-Ivindo, Haut-Ogooué et Ogooué-Lolo.
LA ministre d'Etat, ministre de la Santé publique Paulette Missambo, a procédé hier matin à l'hôtel Atlantique, au lancement officiel des activités du projet Ebola/BAD-Gabon, en présence des représentants de a Banque africaine de développement (BAD) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Gabon.
Etaient également associés à cette cérémonie, les représentants des agences des Nations unies au Gabon, ceux de la Coopération française; du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) ainsi que le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, Clotaire-Christian Ivala, dont le ministère, au même titre que ceux de la Défense nationale, de l'Economie forestière, etc, sont -impliqués dans la surveillance et la gestion de la fièvre hémorragique Ebola.
C'est à la suite des quatre poussées épidémiques de fièvre Ebola (1994,1996,1997 et 2001) que le pays a connues, à la suite de celles de la République démocratique du Congo (1976,1977 et 1995), que le gouvernement gabonais a sollicité en 2002, une assistance humanitaire à la BAD qui, au titre d'aide d'urgence qu'elle consent aux Etats, a accordé à notre pays un don de 500 000 dollars (environ 260 millions de francs) pour faire face à cette situation.
Intitulé «Aide humanitaire d'urgence en appui à la surveillance épidémiologique de la fièvre hémorragique de type Ebola», le projet est prévu pour une durée de douze mois dans les trois provinces à risques: Ogooué-rvindo, Haut-Ogooué et Ogooué -Lolo. Ce projet poursuit deux objectifs essentiels : le renforcement du système de surveillance épidémiologique, de gestion des épidémies, la mobilisation sociale et la sensibilisation de la population.
SURVEILLANCE ET MOBILISATION • L'accord de ce don a été signé entre la BAD, le gouvernement gabonais et l'OMS. Sa gestion ainsi que le recrutement des experts en surveillance épidémiologique et en mobilisation sociale ont été confiés à l'OMS.
Hier, la ministre d'Etat, ministre de la Santé publique a vivement salé cet appui de la BAD au. gouvernement gabonais. Elle, a relevé que cet appui « et l'expression même d'une coopération de partenariat concrète et efficace que ne cesse de prôner le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, pour une meilleure orientation de la coopération bilatérale et multilatérale vers la satisfaction des besoins primordiaux des populations gabonaises». Mme Missambo a, par la même occasion, invité les gouverneurs des zones concernées à préparer les populations afin de faciliter les contacts et les rapports avec les experts qui viendront travailler dans leurs localités.
Elle a, enfin, remercié les différents partenaires du système des Nations unies avant d'exhorter les professionnels de la santé a redoubler d'ardeur et à faire preuve de beaucoup d'abnégation et de professionnalisme pour la réussite des activités de ce projet.
Le représentant de l'OMS au Gabon, le Dr Alain Brun, est revenu en détail sur les attendus de cette campagne de surveillance étendue sur' une année. Il s'ait, entre autres, de la formation de 330 agents de santé et 600 relais communautaires en surveillance épidémiologique et techniques de communication. Dans le domaine de la mobilisation sociale, il est prévu, parmi tant d'autres approches, la mise à disposition des supports didactiques aux animateurs, aux écoles et aux églises et groupements de jeunes pour la sensibilisation des communautés.
Tout comme Lamine Dongo, le représentant régional. résident de la BAD, le représentant local de l'OMS a assuré le Gabon du soutien de son organisme pour la réussite dé ce projet Ebola/BAD-Gabon.