Le budget de la campagne de vaccination contre la Rougeole prévue pour le 19 novembre au Gabon, laisse entrevoir un déficit de près de 90 millions de francs CFA, mais la ministre d`Etat en charge de la Santé publique Mme Paulette Missambo, est déterminée à réussir cette opération, a appris la PANA ce vendredi, de source officielle.
Mme Missambo a invité les amis du Gabon à faire preuve de générosité, d`autant que la communauté internationale s`est rendue compte que la rougeole figure parmi les premières causes de mortalité et de morbidité des enfants de moins de 5 ans dans le monde.
On rappelle que 450000 enfants meurent de cette maladie, chaque année en Afrique.
Mais le budget élaboré en avril dernier est déficitaire de 89,646 millions de francs CFA. Le gouvernement gabonais dispose de 422,122 millions de F CFA.
Il lui faudrait au total, 511,768 millions de F CFA. Faute de vaccination efficace, le virus de cette maladie aux complications graves, se propagerait, considèrent les spécialistes.
La rougeole a causé le décès de 629 enfants au Gabon, entre 2001 et 2002. C`est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de mener une campagne de vaccination contre cette maladie, du 19 au 25 novembre, à travers le pays.
L`Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Gabon, a fait savoir qu`une évaluation est prévue à la fin de la campagne de vaccination et qu`elle soutiendra pareille opération l`année prochaine.
La vaccination contre la rougeole est destinée aux enfants de 9 mois à 14 ans. De plus, la vitamine A qui intervient dans la croissance, sera administrée aux petits de 9 mois à 5 ans.
Le Fonds des Nations unies pour l`Enfance (UNICEF) a souhaité qu`un bon usage soit fait du matériel qu`il a fourni. La directrice de la commission technique nationale mise en place en août 2004, le Dr Julienne Atsame, a fait le point de l`opération à laquelle sont associées la coopération italienne et la Chine.
Petit pays de 1,2 million d`habitants, le Gabon n`avait pas atteint ses objectifs de couverture vaccinale en 1990 et le ministre de la Santé publique a reconnu que la couverture vaccinale était en baisse par rapport aux années 80.
«Grâce aux actions menées depuis l`année dernière, la couverture vaccinale se situe à 28%», a précisé Mme Missambo.
|